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Par Rosine Maiolo, pour Le Figaro Magazine
Publié le 07/11/2026 à 10h00

DÉCRYPTAGE - Peu de couples s’interrogent sur la pertinence des mesures de transmission prises des années plus tôt. À tort.
À 50 ans, protéger son conjoint est une priorité. À 80 ans, lorsque les enfants sont installés et les époux à la tête d’un beau patrimoine, le matelas de sécurité assuré à sa moitié n’a peut-être plus besoin d’être aussi épais. Les époux prudents ont bien souvent pris soin d’étendre leurs droits pour qu’au décès de l’un, l’autre hérite de la plus grosse part des biens du couple. Ils ont pour cela aménagé leur régime matrimonial, se sont accordé une donation au dernier vivant et se sont désignés comme seuls bénéficiaire de leurs assurances-vie. Or, « une clause bénéficiaire rédigée à 50 ans, attribuant l’intégralité du capital au conjoint, n’est plus forcément adaptée vingt-cinq ans plus tard », souligne Jean Gasté, notaire et président du 121e congrès des notaires de France. Le plus simple, pour les couples qui désirent finalement transmettre davantage à leurs enfants au décès de l’un d’eux, est de les rendre bénéficiaires de tout ou partie de leurs assurances-vie. Voire de désigner…


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