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Par Henri-Christian Giraud
Le 23 juillet 2026 à 19h55
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TRIBUNE - Le deuxième volet du film d’Antonin Baudry, La bataille de Gaulle, présente l’affrontement des troupes du général Leclerc à Ksar Rhilane comme le symbole et la clé du retour de la France dans la guerre. L’historien de la Seconde Guerre mondiale et petit-fils du général Giraud remet en cause cette lecture de l’histoire.
Passer la publicitéAvec force effets spéciaux appelés à faire date, et en tout cas destinés à frapper l’imagination, « J’écris ton nom », le deuxième volet de La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry a révélé au grand public la bataille de Ksar-Rhilane du 10 mars 1943, illustrant l’épopée gaulliste d’une page militaire glorieuse au cours de la campagne d’Afrique. L’ouvrage de Marcel Spivak et du colonel Leoni consacré à la campagne de Tunisie publié sous les auspices du service historique de l’armée en 1985 et qui fait autorité, n’en faisant pas même mention, il m’a semblé important d’y voir de plus près.
Comment une telle victoire a-t-elle pu échapper à l’attention des historiens ?
À ma connaissance, les seules sources qui en parlent de façon précise sont les biographies de Leclerc dues aux généraux Compagnon ( Flammarion, 1994 ) et Vézinet (Presses de la Cité, 1974) et, plus brièvement, le Journal de guerre de l’ancien aide de camp de Leclerc, Christian Girard (L’Harmattan, 2000).
Tous les trois, anciens…


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