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ENTRETIEN - La comédienne est l’une des trois héroïnes d’Apparences qui s’achève ce soir. Elle se confie sur son rapport à la beauté.
Passer la publicité Passer la publicitéUn chirurgien esthétique a été retrouvé mort sur le parking de sa clinique à Bordeaux. Les suspects ? Ses associés, notamment, mais surtout Jessica Valoire (Léa Léviant), une jeune femme défigurée suite à une intervention ratée qui le harcelait. Sarah Santoni (Léonie Simaga), la capitaine de police chargée de l’affaire, cache son lien particulier avec le défunt : c’est le docteur Belmont qui a permis sa reconstruction faciale après une agression, grâce à dix-neuf opérations et un soutien psychologique sans faille. Gabrielle Pasquier, journaliste d’investigation, mène aussi son enquête... Alors que la série Apparences s’achève, ce 1er avril sur France 2, Hélène de Fougerolles, son interprète, se livre avec sa franchise naturelle sur son rapport à la beauté et à l’âge.
TV MAGAZINE. - Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ?
Hélène de FOUGEROLLES. - Le sujet est très d’actualité sur ce que l’on est prêt à faire pour essayer de croire que l’on sera mieux physiquement. Il est très bien amené, très bien écrit. Il montre, à travers trois portraits de femmes, trois points de vue sur la chirurgie. J’ai trouvé que Gabrielle était un personnage inspirant. Elle se fiche complètement de rentrer dans des codes. La question de la chirurgie esthétique ne lui était même jamais venue à l’esprit.
Vous n’êtes d’ailleurs volontairement pas très apprêtée dans la série...
Je suis un peu plus masculine en effet. Et c’est vraiment un moment de ma vie où j’ai adoré faire ce rôle. Je me suis dit : «Si je peux vieillir comme ça, ça me va bien». Être cette femme qui n’a pas besoin du regard des autres pour se sentir approuvée, car en tant que comédienne, j’ai passé toute ma vie à ça...
J’aimerais arriver dans cet endroit où je n’ai rien à faire de ce que l’on pense de moi. Un endroit où je suis bien. C’est un travail
Hélène de FougerollesComment avez-vous géré le rapport à la beauté dans votre existence ?
C’est un vrai parcours, pas du combattant, mais un vrai parcours, de vieillir à l’écran. C’est plus facile depuis que je vis à la campagne, je me sens moins observée qu’à Paris. Dès que je sortais, je me sentais exposée aux regards. Mais c’est un sujet important pour les actrices. J’ai trouvé un truc, je ne sais pas si cela va marcher et si cela va marcher longtemps. J’ai commencé à faire du yoga du visage il y a deux mois. Je pense que cela va me convenir !
Vous imaginez-vous vieillir à l’écran longtemps ?
Je trouve ça assez fascinant de se voir vieillir à l’écran. Dans Nora et Gil (série prochainement sur TF1) ou La Mère et l’assassin (série à venir sur France Télévisions), où je prends très cher car je suis abîmée, je pleure, j’adore. C’est un rôle, il y a de la vie. En photo, c’est plus difficile.
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Vous ne vous êtes jamais posé la question de la chirurgie esthétique ?
Bien sûr que si, beaucoup, longtemps. J’ai fait de petites retouches, il y a dix ans, jusqu’à il y a deux ans. Depuis j’ai arrêté. J’ai 53 ans, j’ai les numéros de téléphone, mais pour le moment le yoga reste ma bouée de secours ! Je crois que je ne vais pas y aller. C’est intéressant, avec tout ce qui va dans le sens de ne plus forcément essayer de capter le regard des gens. Avoir l’impression que l’on a de la valeur au-delà de ce que l’on va dire de nous. J’aimerais arriver dans cet endroit où je n’ai rien à faire de ce que l’on pense de moi. Un endroit où je suis bien. C’est un travail.


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