NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway

Cette série chronique les amours contrariées de deux joueurs de hockey. Elle montre la sincérité et la tendresse des sentiments en jeu.
Passer la publicité Passer la publicitéIl y a trois mois encore, les comédiens Hudson Williams et Connor Storie étaient de parfaits inconnus. Désormais, l’acteur et réalisateur métisse de Colombie-Britannique et l’ancien serveur texan sont partout : invités de marque des Fashion Weeks européennes, conviés à porter la flamme olympique des JO de Milan, courtisés par les réalisateurs les plus tendance comme Luca Guadagnino. Les réseaux sociaux débordent de posts, de petits clips vidéo de leurs scènes. Cet engouement donne une bonne idée du phénomène Heated Rivalry, qui débarque en France ce vendredi sur HBO Max après être devenu l’obsession de l’hiver outre-Atlantique. La saga fait la fierté des politiques canadiens, ravis de défendre leurs valeurs de tolérance, leur exception culturelle et leurs talents face à leur voisin américain devenu menaçant depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Touché par la grâce
Tiré des ouvrages de Rachel Reid, Heated Rivalry chronique sur une décennie le pas de deux entre Shane Hollander (Hudson Williams) et Illya Rozanov (Connor Storie), de prometteurs joueurs de hockey d’équipes adverses que la presse érige en rivaux. En coulisses, la réalité est tout autre. Attirés l’un par l’autre, les jeunes gens échangent sous pseudo des textos érotiques, volent baisers et étreintes au gré du calendrier sportif. La liaison passagère non exclusive finit par se muer en passion sincère.
Les six épisodes de Heated Rivalry ne mégotent pas sur les scènes de sexe, bien plus explicites que celles de La Chronique des Bridgerton, autre champion de l’érotisme à l’écran. Le petit budget alloué à la production se fait sentir. Les séquences sur la glace sont rares. Les premiers volets multiplient les sauts dans le temps, quitte à ne pas rendre très lisible l’évolution des sentiments, et sont assez pauvres en dialogue. Mais, sous ses airs frivoles et émoustillants, la série ose une vraie profondeur dans son propos et dénonce la difficile acceptation de l’homosexualité dans le sport de haut niveau.
Shane comme Ilya craignent de voir leurs carrières stoppées net s’ils officialisent leur relation. À mi-saison, ces enjeux s’imposent, tout comme Connor Storie. Celui qui surprend par son aisance dans la langue de Pouchkine a davantage à jouer, alors même que le comédien de 25 ans est pratiquement un novice des plateaux. Lorsqu’elle commence à explorer les failles et la psyché de son duo et de leurs amis - un épisode fabuleux est consacré aux amours contrariées d’un capitaine bien en vue d’une troisième équipe, joué par le Québécois François Arnaud -, Heated Rivalry est alors touchée par la grâce et déploie une vulnérabilité et une tendresse ravageuses.
N’ayant jamais sauté le pas avec un garçon avant Illya, Shane, plus sur son quant à soi que son impulsif acolyte, est souvent hésitant, recule parfois. Il est initié pas à pas dans son désir. Ayant grandi en Russie, élevé par un père haut gradé dans la police, Illya, qui retourne régulièrement à Moscou, sait qu’à tout moment sa famille et son pays peuvent le rejeter.
Lorsque les digues du déni sautent, Heated Rivalry emporte tout sur son passage. Difficile de résister à la flamme de la rébellion et au bonheur de ses protagonistes. Petit-cousin du Secret de Brokeback Mountain et de Call Me By Your Name , Heated Rivalry répare aussi les blessures creusées par les épilogues intransigeants de ces films pionniers.


4 month_ago
37



























.jpg)






French (CA)