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Si certains homicides ont diminué en 2024 — ceux commis par les gangs criminalisés, par exemple —, une catégorie a tristement affiché une hausse au pays cette année-là, soit les meurtres commis par un partenaire intime, révèlent les plus récentes données de Statistique Canada.
En 2024, au Canada, près d’une victime d’homicide sur six (17 %) a été tuée par un conjoint ou un partenaire intime actuel ou passé, ce qui représente un total de 100 victimes. Il s’agit d’une hausse par rapport aux 72 victimes enregistrées en 2023. Cette augmentation a d’ailleurs été constatée dans huit provinces sur dix, dont au Québec.
Les années 2022 et 2024 ont d’ailleurs été les plus meurtrières à ce chapitre lorsque l’on regarde les cinq dernières années, le nombre de personnes tuées par leur partenaire intime dépassant la barre des 80.
Les chiffres de l’année 2024 sont les plus récents. Ceux de 2025 ne seront vraisemblablement dévoilés qu’à la fin de 2026, puisque l’organisme fédéral de statistiques doit attendre les données des divers corps policiers du pays avant de pouvoir réaliser ses calculs et ses analyses. Ces chiffres ne représentent toutefois qu’un « instantané » de la situation des années récentes et ne permettent pas de parler de « tendance » de la criminalité.
Sans surprise, les femmes continuent de représenter un nombre disproportionné de victimes d’homicide aux mains d’un partenaire intime au pays.
Plus précisément, le nombre de femmes tuées dans un tel contexte a fortement augmenté, pour passer de 53 en 2023 à 81 en 2024. Le nombre de victimes masculines — 19 en 2024 et 18 en 2023 — est demeuré stable.
« Conformément à la tendance historique, les femmes (81 %) représentaient une part disproportionnée des victimes d’homicide aux mains d’un partenaire intime en 2024, qu’il s’agisse d’un homicide commis par un conjoint, un conjoint de fait ou un partenaire amoureux, actuel ou ancien », note Statistique Canada.
L’organisme fédéral de statistiques a noté dans un rapport précédent, à l’été 2025, que le fait qu’une femme ou une fille mette fin à une relation — ou en exprime le souhait — est une circonstance fréquente précédant un homicide d’un partenaire intime. Citant des études, Statistique Canada ajoute que ces homicides peuvent se produire lorsque les hommes réagissent violemment à une perte de contrôle perçue dans une relation marquée par la possession, une jalousie excessive et l’isolement social.
Au total, 788 personnes ont été tuées en 2024 au Canada, dont 97 au Québec. Les données sur les homicides incluent les meurtres au premier degré et au deuxième degré, les homicides involontaires coupables et les infanticides.
Les meurtres conjugaux de femmes au Québec
Au Québec, en 2024, 12 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint, selon une recension du Devoir effectuée après confirmation des autorités policières.
De plus, cette année-là, il y a eu plus de femmes tuées par leur partenaire intime que lors de l’année qui se termine : au moment où ces lignes étaient écrites, au moins neuf hommes avaient tué leur conjointe ou ex-conjointe en 2025.
Depuis janvier 2020, il y a eu 70 meurtres confirmés de femmes dans un contexte conjugal au Québec.
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