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Le tribunal spécial de La Haye a reconnu l’ex-chef de l’Armée de libération du Kosovo coupable de détentions arbitraires, tortures et meurtres commis pendant la guerre de 1998-1999.

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Manifestations après la condamnation de l’ancien président du Kosovo, Hashim Thaçi, pour crimes de guerre, à Pristina (Kosovo), le 16 septembre 2026. Manifestations après la condamnation de l’ancien président du Kosovo, Hashim Thaçi, pour crimes de guerre, à Pristina (Kosovo), le 16 septembre 2026.

« Le serpent » sera resté fidèle à son nom de guerre. Regard froid tendu vers les juges du tribunal spécial pour le Kosovo, qui siège à La Haye, Hashim Thaçi n’a pas flanché malgré la sévérité de la sentence : vingt-cinq ans de prison. Ce mercredi 16 septembre, l’ex-chef politique puis militaire de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), devenu président du pays en 2016 jusqu’en 2020, a été reconnu coupable de crimes de guerre pour détentions arbitraires, traitements cruels, torture et meurtres commis il y a trente ans, lors de la guerre opposant les séparatistes kosovars à l’armée yougoslave de Slobodan Milosevic (1998-1999) et qui, selon l’ONU, a fait 13 000 morts. Elle avait pris fin avec l’intervention de l’OTAN contre la Serbie.

Après Hashim Thaçi, ses trois coaccusés se sont levés l’un après l’autre pour entendre la sentence. Jakub Krasniqi, ancien porte-parole de la guérilla, condamné lui aussi à vingt-cinq ans de prison ; Kadri Veseli, le maître espion de la jeune armée séparatiste qui a écopé de dix-huit ans ferme ; treize ans pour Rexhep Selimi, l’ex-chef des opérations. Dans la galerie publique qui surplombe la salle d’audience, les visages tendus des proches − fils, pères, frères − se ferment. Les yeux sont humides.

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