Les 22 cas contacts et les cinq passagers rapatriés du navire restent isolés dans plusieurs hôpitaux à Paris, à Marseille et à Bordeaux dans des établissements de référence pour le risque épidémique et biologique. Ils sont en quarantaine dans des bunkers sanitaires. Pour limiter le risque de contamination, un protocole sanitaire strict est mis en place.
Ils sont désormais tous hospitalisés. Le même protocole est appliqué aux 22 cas contacts et aux cinq passagers rapatriés du navire MV Hondius. Ils sont tous isolés dans des chambres à pression négative.
Les patients sont régulièrement testés
Concrètement, la pression y est plus faible, ce qui empêche l'air contaminé de s'échapper. Il est capté par un système d'extraction et de filtration et les fenêtres sont scellées. Tout est fait pour empêcher le virus de circuler dans le reste de l'hôpital.
Aucune visite n'est autorisée, seul le personnel soignant peut y accéder en suivant un protocole précis, comme l'explique le docteur Agnès Ricard-Hibon, urgentiste et porte-parole du syndicat Samu-urgence de France.
"Il y a des sas d'entrées pour qu'ils s'équipent de surblouses, avec des gants et des masques FFP2 et des sas de sortie pour enlever le matériel mis dans des poubelles spécifiques". Le matériel est incinéré ou désinfecté à l'eau de Javel. Les patients, eux, sont régulièrement testés pour s'assurer qu'aucun ne devienne positif à l'hantavirus.


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