En Angleterre, la fauconnerie est restée un sport – ou un art – traditionnel maintenu vivace dans les campagnes, inspirant son lot de récits. En 1970, le jeune Ken Loach tira ainsi d’un roman de Barry Hines Kes, film déchirant sur «l’amitié» entre un faucon crécerelle et un garçon délaissé. Un demi-siècle plus tard, c’est au tour du récit vécu de Helen Macdonald H Is for Hawk (2014, devenu M pour Mabel en traduction) de devenir un film, réalisé par la vétérane du petit écran Philippa Lowthrope (Misbehavior). Pas vraiment de la même trempe, du fait d’une mise en scène trop banale, mais tout de même recommandable.
Cette fois, il s’agit d’une trentenaire frappée de plein fouet par le décès soudain de son père adoré. Assistante déjà peu motivée dans une université de Cambridge, sans relation affective stable, Helen se sent alors perdre pied. En souvenir de ce père photographe mais aussi ornithologue amateur, qui l’emmenait observer des oiseaux par prés et bois, l’éveillant ainsi aux sciences naturelles, une lubie la saisit: acquérir un bel oiseau de proie et s’initier à la fauconnerie. La voie vers une guérison de son âme ou au contraire vers un isolement encore croissant?


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