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CONTRE-POINT - Rien ne garantit que la colère sociale ne soit moins forte qu’en 2018. Un motif d’inquiétude pour un gouvernement qui, dans un contexte budgétaire déjà impossible, n’a entre ses mains aucun levier suffisamment lisible pour y répondre.
Chacun le prédit, l’annonce, l’anticipe : la nouvelle flambée des prix des carburants fait planer la menace d’un retour des « gilets jaunes ». La date du 17 octobre est déjà regardée comme un moment de bascule sociale à haut risque. Les mêmes causes produisent-elles les mêmes effets ?
Le propre du mouvement de l’automne 2018 et du printemps 2019 fut précisément le caractère inattendu de ses modalités. En dépit des longues analyses a posteriori, personne ne l’avait vu venir. Ni Emmanuel Macron et son gouvernement, ni les syndicats, ni les partis politiques se disant les plus proches du « peuple », ni aucun réseau associatif. Il n’a pas eu non plus de postérité organisée. Huit ans plus tard, annoncer une saison 2 des « gilets jaunes », c’est pour bien des politiques feindre d’être cette fois « à l’écoute » des courants de fond de la société. Mais qu’en savent-ils ?
Ce qui est certain, c’est que, de 2018 à 2026, le mécontentement n’a pas reculé dans le pays…


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