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CONTRE-POINT - Miser sur la psychologie d’un président américain sensible au faste était un moyen de s’assurer qu’il resterait à Évian jusqu’au bout. Et ça a marché.
La diplomatie est, aussi, un art de la mise en scène et Emmanuel Macron n’a pas oublié ses leçons de théâtre. Le décor, ici, n’est pas de Roger Harth mais de Mansart, Le Vau et Le Nôtre. Versailles ou l’excellence de la France. Versailles ou l’existence du chef de l’État. Le zénith d’un roi a offert une belle lumière au soleil couchant d’un président.
Ce jeudi soir sur France 2, Macron pouvait savourer son succès. Certes, la réussite de cette séquence, du G7 d’Évian au dîner dans la galerie des Glaces, c’est d’abord son contenu politique : l’accord signé entre les États-Unis et l’Iran et l’avancée sur l’Ukraine. Et c’est à la chance du calendrier des présidences tournantes que la France doit d’avoir été le pays hôte de ce sommet ; et que cette rencontre diplomatique coïncide avec un anniversaire historique, celui de l’indépendance américaine. Mais pour une puissance moyenne, peser sur le cours du monde, c’est profiter des circonstances. Et, plus encore, savoir les utiliser.
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