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Le Québécois Guillaume Boivin ne pouvait demander mieux pour faire ses adieux au cyclisme professionnel.
Le Montréalais a fait le spectacle dès le départ de la course, sur les routes sur lesquelles il est tombé en amour avec le vélo. Après le tour le plus lent de l’histoire autour du Mont-Royal, il a remercié le public, et posé le pied à terre pour la dernière fois dans une grande course professionnelle.
Je ne l’avais pas dit avant, je voulais apprécier la semaine, mais c’était ma dernière grande course. Ça a été tout un honneur de faire ça chez nous, au Québec, dans des championnats du monde.
Fort d’une carrière de 17 ans en cyclisme professionnel, Boivin a été appelé comme remplaçant de dernière minute dans l’équipe nationale.
Entre le Grand Prix cycliste de Montréal et les mondiaux, le Québécois de 37 ans était retourné en Europe pour une course en Belgique. Il n’est arrivé à Montréal que jeudi… Avant même d’avoir laissé le temps à son corps de se mettre à l’heure européenne.
C’est arrivé à la dernière minute, ça a fait beaucoup de voyagement cette semaine, mais je suis extrêmement fier de ma carrière. Dix-sept ans comme professionnel, et finir ça ici à Montréal, je suis chanceux d’avoir pu le faire.
Dimanche, il a participé à cette échappée qui a sillonné les routes de la Montérégie, et qui a profité d’une avance de près de 9 minutes, quand le parcours les a menés sur le pont Champlain. Ensuite, sur le circuit autour du Mont-Royal, il a pu savourer tout l’amour du public.
C’était cool, on avait Biniam Girmay (coéquipier dans la formation NSN Cycling), c’est un bon ami. Toute la boucle du départ, c’est là que j’ai appris à faire du vélo, toutes des routes ou j’ai passé souvent, c’était des beaux moments.
Trois fois champion canadien, Boivin a presque toujours eu le rôle de domestique dans les courses professionnelles, à faire l’effort tôt dans la course. En 2021, il avait frôlé l’exploit sur la mythique course Paris-Roubaix, l’un des monuments du cyclisme.
J’avais ma famille dans CH, j’ai vu (l'ancien pro) François Parisien sur Polytechnique, des amis du secondaire ailleurs. C’est sûr qu’au dernier tour j’ai pris le temps de regarder, je dois avoir fait le tour le plus lent de l’histoire, parce que je voulais vraiment apprécier.
Avec les informations d'Olivier Tremblay


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