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Par Le Figaro avec AFP
Le 18 avril 2026 à 17h21
Sarah el Haïry a assuré que des procédures ont été lancées afin de faire fermer cette plateforme, dénonçant un site qui a incarné à plusieurs reprises les abysses du vice, notamment dans l’affaire Pelicot.
Passer la publicité Passer la publicitéLa haute-commissaire à l'Enfance Sarah el Haïry a alerté samedi sur la résurgence du site internet Coco, fermé par la justice en 2024 après avoir été accusé d'avoir servi à la commission de nombreux crimes sexuels, promettant de «traquer» ses initiateurs. C’est notamment sur ce site que Dominique Pelicot avait «invité» des hommes à violer son épouse, Gisèle Pelicot. Ils sont désormais divorcés.
Le quotidien Ouest France a révélé vendredi la réouverture, sous une nouvelle adresse URL et sous le nom de Cocoland, de la plateforme au centre de plusieurs affaires criminelles, dont le retentissant procès des viols de Mazan.
«Une vraie gifle à la promesse de protection»
«Le retour du site Coco, c'est une vraie gifle à la promesse de protection qu'on fait», a réagi Sarah el Haïry sur RMC. «Ces sites, ce ne sont pas des lieux anodins, ils utilisent toutes les failles, ils cherchent des proies, les proies ce sont des enfants» et facilitent «des guets-apens homophobes, des viols, du trafic de drogue et de la traite humaine». «Il y a des procédures qui sont lancées, elles permettront de les faire fermer, on les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit», a-t-elle prévenu.
Immatriculé à l'étranger, considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l'enfance et mis en cause dans des guets-apens homophobes, le site internet Coco a été fermé par la justice en juin 2024. Son fondateur, l'Italien Isaac Steidl, a été mis en examen le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d'images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Il conteste les accusations.


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