Les deux dirigeants évoqueront, entre autres, « les moyens visant à renforcer la pression sur la Russie » après quatre années de guerre.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 07:09 | mis à jour aujourd'hui à 07:11 - Temps de lecture :

Les deux dirigeants à Paris le 6 janvier dernier. Photo Sipa/J.E.E Les deux dirigeants à Paris le 6 janvier dernier. Photo Sipa/J.E.E

Le président français Emmanuel Macron recevra vendredi son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à Paris, où ils évoqueront, entre autres, « les moyens visant à renforcer la pression sur la Russie » après quatre années de guerre, « notamment par la lutte contre sa flotte fantôme », a annoncé ce jeudi l'Elysée.

Les deux dirigeants « échangeront également sur les conditions d'une paix juste durable et feront le point, à ce titre, sur les engagements pris dans le cadre de la Coalition des volontaires sur les garanties de sécurité », a précisé la présidence française. Les alliés de l'Ukraine, réunis au sein de cette coalition de 35 pays, avaient encore appelé le 24 février dernier la Russie à un « cessez-le-feu inconditionnel », même si Emmanuel Macron s'était dit à cette occasion « très sceptique » sur la possibilité de parvenir à la « paix à court terme ».

Déploiement d'une force multinationale

Ils s'étaient aussi mis d'accord en janvier pour déployer une force multinationale en Ukraine en cas de traité de paix, avec le « soutien » de Washington, et avaient acté qu'un cessez-le-feu serait surveillé par un mécanisme sous leadership américain. Au cours de sa nouvelle visite à Paris vendredi – la précédente a eu lieu le 6 janvier –, Volodymyr Zelensky évoquera également avec son homologue français le « soutien de la France et des partenaires européens pour aider l'Ukraine à se défendre ».

Alors que Donald Trump a laissé entendre lundi qu'il pourrait lever des sanctions sur le pétrole en raison de l'envolée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient, sans toutefois préciser que cela concernerait la Russie, les pays du G7 ont répété mercredi que cette situation ne justifiait « en aucun cas » d'alléger celles frappant Moscou.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky se pencheront donc sur le cas de la « flotte fantôme » de la Russie, composée de navires dont la propriété est opaque, utilisés pour contourner les sanctions occidentales, pour le pétrole, les céréales ou d'autres produits. Sur le champ de bataille, les forces russes ont enregistré en février leur plus faible avancée en Ukraine depuis le printemps 2024, sous l'effet de contre-offensives ukrainiennes essentiellement dans le sud-est, selon l'analyse des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW). 

La Russie se trouve « en situation d'échec militaire, stratégique et économique », estime ainsi l'Elysée. De leur côté, les Etats-Unis ont proposé l'organisation la semaine prochaine d'un nouveau cycle de négociations entre Kiev et Moscou sous médiation américaine. Selon Volodymyr Zelensky, ces pourparlers pourraient avoir lieu en Suisse ou en Turquie.

Une adolescente de 15 ans tuée dans une frappe russe

Une frappe russe dans la nuit de mercredi à jeudi a tué une adolescente de 15 ans dans le nord de l'Ukraine, ont indiqué les autorités ukrainiennes. Alors que le conflit provoqué par l'invasion russe est entré fin février dans sa cinquième année, les faits se sont produits vers 011 heures locales (minuit à Paris) dans le village de Menska, en périphérie de la ville de Tcherniguiv.

« A la suite de la frappe, deux bâtiments résidentiels ont été endommagés. Malheureusement, l'attaque ennemie a coûté la vie à une fille de 15 ans, dont les parents ont été blessés », a indiqué la mairie de la localité sur Facebook, sans préciser s'il s'agissait d'une frappe de drone ou missile.

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