La guerre au Moyen-Orient se poursuit et la crainte de voir le prix du baril de Brent dépasser les 100 dollars ne cesse de croître. Afin d’éviter tout mouvement de panique, le ministre de l’Économie a de nouveau tenté de rassurer les marchés et les automobilistes.
Au cinquième jour de la guerre au Moyen-Orient, la barre des 100 dollars le baril de Brent apparaît comme un épouvantail pour les acteurs économiques. Les marchés sont tout aussi fébriles que les automobilistes qui affluent dans les stations-service pour se prémunir contre une flambée des prix à la pompe.
Dans ce contexte, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a de nouveau dû monter au créneau pour rassurer les Français.
Une augmentation "raisonnable"
Le ministre a bel et bien constaté une hausse de quelques centimes du prix à la pompe. Avec une augmentation de 2,5 % depuis une semaine, le prix moyen du litre de gazole ou de sans-plomb est ainsi passé à 1,76 euro.
Cependant, cette "augmentation est raisonnable et le gouvernement va faire en sorte qu'elle le reste", a promis Roland Lescure, ce mercredi matin sur France Info. "Je ne tolérerai pas des hausses de prix à la pompe allant au-delà de ce que la hausse du pétrole justifie".
Le locataire de Bercy a appuyé son propos en assurant avoir "demandé à la DGCCRF de faire des contrôles, à la répression des fraudes d’être sur le terrain et de s’assurer effectivement que l’on reste sur des hausses de prix raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril".
Ne pas céder à la "panique"
Le ministre de l'Économie a ainsi appelé les Français à ne pas céder à la "panique". "On comprend que face à une hausse du prix du baril, on puisse avoir une hausse de quelques centimes du prix à la pompe ; mais à ce stade, c'est tout".
En cas d’abus des distributeurs, Roland Lescure a également promis des sanctions. Seulement, le gouvernement ne peut rien contre une envolée des cours. De fait, si elle a lieu, le prix à la pompe pourrait rapidement se rapprocher des 2 euros, selon la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage. Une barre symbolique qui n’a plus été franchie depuis mars 2022, au début de la guerre en Ukraine.


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