Face à la guerre au Moyen-Orient, quelle stratégie pour la France ? Et quelle position adopter face à Israël et les États-Unis d'un côté, et l'Iran de l'autre ? Emmanuel Macron ne semble pas avoir tranché la question. Le chef de l'État semble privilégier le en même temps, et cela se voit dans les décisions prises.
Alors que le conflit se poursuit dans le Moyen-Orient, Emmanuel Macron semble adopter la position du "en même temps" avec les États-Unis et Israël d'un côté, et l'Iran de l'autre. Et cela se voit dans les choix fait par le président de la République.
Un jeu d'équilibriste
Cette semaine par exemple, l'état-major français a annoncé ouvrir temporairement ses bases militaires au Moyen-Orient aux avions américains. En même temps, Emmanuel Macron s'est dit solidaire de l'Espagne qui refuse de faire la même chose.
Un jeu d'équilibriste défendu par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon : "La France travaille à soutenir ses partenaires régionaux dans une posture défensive pour les accompagner à garantir leur sécurité et, je le redis, contenir ce conflit pour éviter autant que possible l'escalade régionale et l'embrasement".
Dans la résolution de ce conflit, la France est encore une fois sur une ligne de crête. D'un côté, Emmanuel Macron a renforcé la présence militaire française dans la région. Une frégate à Chypre, le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, la mer Rouge sécurisée et une coalition tente de reprendre le détroit d'Ormuz à Téhéran.
De l'autre côté, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot renoue avec son homologue iranien dans l'espoir de trouver un accord qui mettre fin à ce conflit. Mais en réalité, cette initiative a très peu de chances d'aboutir, car les États-Unis et l'Iran refusent toute négociation.


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