Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Guerre au Moyen-Orient. « Le dessalement, c'est primordial » : l'eau, autre moyen de pression dans le conflit

3 month_ago 112

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

L’eau, nouvel enjeu de la guerre au Moyen-Orient ? Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines contre l’Iran, le pétrole reste au centre des préoccupations. En plus, bien sûr, du risque d’embrasement général du conflit. Parallèlement, de nouvelles inquiétudes sont apparues le week-end dernier après que deux usines de dessalement d’eau de mer ont été touchées par des drones. « Le premier qui ose s’attaquer à l’eau déclenche une guerre qui est bien plus faramineuse que celle que l’on a aujourd’hui », prévenait en début de semaine Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’eau. En réalité, les analyses divergent autour de cette menace potentielle et ses conséquences. Les questions restent, elles, posées.

L’attaque de drones iraniens dimanche contre un site au Bahreïn était une « frappe d’alerte, une façon pour Téhéran de montrer les muscles et de mettre la pression sur ses voisins arabes en leur disant : “Intervenez auprès des Israéliens et des Américains sinon on peut vous faire du mal puisque vous dépendez de l’eau dessalée” », décrypte Isabel Ruck, enseignante à Sciences Po Paris, spécialiste du dessalement au Moyen-Orient.

Il s’agit d’« installations stratégiques car la plupart des pays du Moyen-Orient et de la péninsule arabique n’ont pas de ressource alternative en eau douce », abonde chez Veolia, Philippe Bourdeaux, joint par téléphone. Directeur de la zone déléguée Afrique/Moyen-Orient pour l’entreprise française présente dans la région depuis 50 ans, il relativise toutefois la cible du Bahreïn : « Une petite usine située sur le port de Manama, la capitale, dont la vocation unique est d’alimenter en eau douce les bateaux et la base navale. La frappe n’a donc pas eu d’impact sur la population. » La frappe survenue auparavant sur l’île de Qeshm (Iran) aurait affecté l’approvisionnement de 30 villages, accuse Téhéran.

Au Bahreïn, la capitale Manama offre un paysage très vert malgré l’absence d’eau naturelle. Photo AFP

Au Bahreïn, la capitale Manama offre un paysage très vert malgré l’absence d’eau naturelle. Photo AFP

L’eau dessalée vraiment vitale ?

Dans la région, l’une des plus arides au monde, « le dessalement, c’est primordial », résume Julie Trottier, directrice de recherches au CNRS et spécialisée en études des sciences et sociétés. Aux Émirats arabes unis (EAU), 42 % de l’eau est dessalée. Ce taux monte à 70 % en Arabie saoudite, 86 % dans le sultanat d’Oman et même 90 % au Koweït, le premier à avoir eu recours à cette technologie dans les années 1950 avec l’arrivée de la British Petroleum Company. « L’histoire même du dessalement est très liée à celle de la découverte du pétrole. Car on a besoin de l’or noir pour faire fonctionner les usines de dessalement et de l’eau douce en raffinerie », explique encore Isabel Ruck, également rattachée au Centre arabe de recherches et d’études Politiques (Carep) de Paris.

La consommation en “eau de table” est beaucoup plus limitée : pas plus de 2 à 3 % dans les pays du Golfe, selon la chercheuse. L’eau dessalée n’en reste pas moins indispensable au quotidien pour toutes les tâches domestiques, la climatisation mais aussi le rafraîchissement des routes et, plus globalement, le tourisme (piscines, golfs…), l’agriculture et toute l’industrie.

Une ressource trop vulnérable ?

« Avec cette dépendance complète à l’eau de mer, les pays du Golfe ont eux-mêmes créé leur vulnérabilité », déplore Julie Trottier, pointant une activité « très énergivore » et un coût « très dépendant du cours du baril » pour le consommateur. Chez Veolia, Philippe Bourdeaux se veut moins alarmiste : « Il faut arrêter de dramatiser. Il y a eu un peu d’effervescence autour de ce sujet mais à ce jour toutes les usines de dessalement qui alimentent la population fonctionnent. » Le groupe français a installé 20 % de la capacité de production en eau salée au Moyen-Orient et dans la péninsule arabique et il gère directement cinq usines au sultanat d’Oman et en Arabie saoudite, soit un total journalier de 13 à 14 millions de m³. 

Isabel Ruck alerte cependant sur d’autres « menaces indirectes », notamment une marée noire provoquée par l’attaque d’un pétrolier ou une cyberattaque visant le système d’exploitation hautement technologique de ces installations. « Cela pourrait modifier les dosages de produits chimiques utilisés dans les différentes phases de traitement de l’eau voire mettre la production à l’arrêt. C’est une éventualité mais je pense que les industriels sont très bien préparés à cela. » Ce que confirme le responsable de Veolia : « Nous sommes attentifs tous les jours de l’année car c’est un bien vital. Mais nous savons également mettre en place des procédures de vigilance face à des événements extraordinaires. Nous l’avons fait cette semaine au Moyen-Orient comme nous l’avons fait lors des JO de Paris 2024. »

Des attaques et quelles conséquences ?

Parmi quelque 400 usines de dessalement réparties tout le long du littoral, 56 sites névralgiques produisent 90 % de l’eau pour les mégalopoles. « Sans eau dessalée, Doha, Dubaï et Riyad n’existeraient pas, souligne Isabel Ruck. La capitale saoudienne dépend à 100 % de l’usine de dessalement de Jumail. Si on frappe ce site, toute la ville doit être évacuée en trois jours. » Et la chercheuse du Carep de mettre l’accent sur des réserves limitées entre trois à cinq jours. « Cette fragilité n’est pas nouvelle. La crainte a été émise par la CIA, l’agence américaine du renseignement, dès les années 1980 et régulièrement depuis. »

Israël aussi est d’ailleurs très exposé avec 90 % de l’eau du robinet qui provient de la mer. « Ses neuf millions d’habitants dépendent de ses cinq usines de dessalement. Une seule est bombardée et vous avez déjà de grosses difficultés », complète Julie Trottier. Chez Veolia, Philippe Bourdeaux se montre moins alarmiste à l’échelle de la région : « Chaque pays possède plusieurs usines interconnectées entre elles et donc en capacité de prendre le relais si l’une est indisponible. Leurs réservoirs de stockage sont équivalents à une consommation de cinq à sept jours quand nous n’en disposons qu’un à deux avec nos châteaux d’eau. »

Vers une guerre de “l’or bleu” ?

Activité civile, le dessalement est théoriquement protégé par le droit international et assimilé à un “crime de guerre” par l’article 8 du Statut de Rome. À ce stade, les deux attaques de drones demeurent des actes inédits mais isolés dans ce conflit. « C’était voué à arriver avec des belligérants qui ne se donnent aucune limite. S’ils l’ont fait une fois, pourquoi se priveraient-ils de recommencer ? », interroge Julie Trottier du CNRS. « Ces usines restent des points très très sensibles. Mais la vulnérabilité partagée par l’ensemble des parties laisse à penser que l’on est loin du scénario catastrophe d’une guerre massive contre les unités de dessalement qui porterait préjudice aussi à l’Iran », tempère Isabel Ruck de Sciences Po Paris.

Moins dépendante de l’eau de mer, la République islamique fait face à sa pire sécheresse depuis six décennies. « Ce sont des installations stratégiques et à ce titre, très protégées. Nous-mêmes avons renforcé les contrôles d’accès in situ. Les autorités locales assurent une sécurité plus militaire à l’extérieur du périmètre », précise Philippe Bourdeaux pour Veolia.

Dans le passé, l’eau a déjà été utilisée comme une arme de guerre. L’un des exemples les plus récents remonte à 2023 avec la décision israélienne de couper le courant dans la bande de Gaza en riposte à l’attaque terroriste du mouvement islamiste palestinien du Hamas. Ce qui a eu pour effet de réduire la capacité de production de l’usine de dessalement de la mer du Sud.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway