La position d'Emmanuel Macron sur le conflit au Moyen-Orient suscite l'incompréhension en Israël. Le président français soutient l'État hébreu face à l'Iran, mais appelle aussi à la retenue au Liban. Une ligne jugée ambiguë par certains Israéliens, qui réclament un soutien plus affirmé de la France.
Dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, la position de la France suscite des interrogations. En fin de semaine, Emmanuel Macron a appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à ne pas étendre la guerre au Liban.
Sur le terrain pourtant, l'armée israélienne a renforcé son déploiement dans le sud du Liban et multiplie les frappes, notamment dans la région de Beyrouth. En Israël, l'intervention du président français a été mal perçue par certains observateurs et habitants.
Le reproche d'un "double discours"
Les propos d'Emmanuel Macron laissent plusieurs Israéliens perplexes. D'un côté, le chef de l'État affirme soutenir Israël et évoque la menace représentée par l'Iran et ses alliés dans la région. De l'autre, il appelle le gouvernement israélien à la retenue dans son affrontement avec le Hezbollah.
Une position jugée contradictoire par Osef, qui dénonce un discours difficile à comprendre : "Il y a un peu un double discours qu'on ne comprend pas trop ici. Des fois, il dit des choses pro-israélien, et après derrière, il dit des choses qui sont au contraire. Vraiment, ça me fait surtout comprendre à quel point je ne peux pas lui faire confiance, autant que franco-israélien. Et il ne protège pas vraiment mes intérêts".
Un soutien jugé insuffisant
Pour certains Israéliens interrogés, la France devrait s'engager plus clairement aux côtés d'Israël face à l'Iran. "Là, il y a un ennemi. Ce n'est pas que l'ennemi d'Israël, c'est un ennemi de tout l'Occident. L'Iran qui dit de façon très, très ouverte qu'il voudrait tuer Israël, tuer les Etats-Unis, tuer tout l'Occident", estime encore Osef.
Face aux tensions, la France a néanmoins déployé le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée. Une décision qui reste insuffisante pour certains, à l’image d'Eitan : "Pour moi, c'est une position d'attente. Ce n'est que montrer les muscles sans réellement faire quoi que ce soit. Je vais vous dire, c'est toute la position européenne qui est décevante. Heureusement que nous pouvons compter sur Trump et Netanyahou".
L’appel à la désescalade contesté
Dans ce contexte, l'appel d’Emmanuel Macron à la désescalade est critiqué par ces interlocuteurs, qui estiment que la menace iranienne est sous-estimée.
Pour eux, cette posture diplomatique traduirait une mauvaise compréhension de l'ampleur du danger représenté par Téhéran et ses alliés dans la région.


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