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Quelques minutes seulement après avoir annoncé l’escorte d’un pétrolier par l’armée américaine, le ministre de l’Énergie américain a supprimé sa publication sur X, tout en étant démenti par les gardiens de la révolution.
Passer la publicité Passer la publicitéUn imbroglio qui pourrait être lourd de conséquences. Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a annoncé ce mardi sur le réseau social X que «la Marine américaine a(vait) escorté avec succès un pétrolier traversant le détroit d’Ormuz, afin d’assurer que le pétrole continue d’affluer vers les marchés mondiaux» «Nous avions annoncé que nous nous assurerions que les pétroliers puissent passer, un gros pétrolier l’a fait il y a environ 36 heures et je pense que nous en verrons d’autres», s’était-il enorgueilli.
Mais quelques minutes plus tard, la publication a été supprimée. Sollicité par l’AFP, le ministère n’a pas immédiatement commenté l’événement. Dans la foulée, les gardiens de la révolution ont réagi à l’affaire. «Aucun navire de guerre américain n’a osé s’approcher de la mer d’Oman, du Golfe persique ou du détroit d’Ormuz durant ce conflit», a déclaré le porte-parole des Gardiens, Ali-Mohammad Naïni.
Des mines maritimes en cours de déploiement
Auprès de l’agence de presse Reuters, un haut responsable américain a également soutenu qu’aucun navire américain n’avait escorté de pétrolier dans le détroit d’Ormuz, avant que la Maison-Blanche, par la voix de sa porte-parole Karoline Leavitt, n’assure qu’aucun pétrolier n’a été escorté. Et selon les renseignements étasuniens cités par CBS, l’Iran aurait en outre commencé à déployer des mines marines dans le détroit.
En réponse aux frappes américano-israéliennes visant le pays depuis une dizaine de jours, Téhéran a annoncé, parmi les mesures de représailles, qu'il comptait bloquer le trafic maritime passant par le détroit d'Ormuz. Environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitent par ce détroit coincé entre le sultanat d'Oman et l'Iran. Le président américain Donald Trump a menacé de frapper l'Iran «beaucoup plus fort» si Téhéran «prenait le monde en otage» en bloquant l'acheminement de pétrole dans la région via le détroit d'Ormuz.


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