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Guerre au Moyen-Orient : il n'y aura «pas d'explosion de l'inflation», pronostique le président du Medef

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Texte de la signature libre

avec AFP

Publié le 24/03/2026 à 11:40 - Mis à jour le 24/03/2026 à 11:40

Invité ce mardi matin sur le plateau de nos confrères de BFM Business, le président du Medef Patrick Martin a pronostiqué mardi que la guerre au Moyen-Orient ne provoquerait "pas d'explosion de l'inflation". 

Le président du Medef Patrick Martin a pronostiqué mardi que la guerre au Moyen-Orient ne provoquerait "pas d'explosion de l'inflation" mais plutôt "une moindre croissance" accompagnée d'une hausse modérée des prix.

"Notre pronostic, c'est qu'il n'y aura pas d'explosion de l'inflation mais il y aura une moindre croissance et une inflation qui pourrait être augmentée selon les circonstances de quelques dixièmes de points", a déclaré Patrick Martin sur BFM Business.

Inquiétude autour du rendement de la dette française

"Ce qui nous préoccupe beaucoup plus, ce sont les taux d'intérêt et singulièrement dans le cas de la France", a-t-il ajouté.

Le rendement de la dette française à échéance dix ans se situait lundi en fin de journée à 3,71%. En début de journée, il avait bondi à son plus haut niveau depuis juillet 2009, à 3,81%, peu après l'ouverture de la séance. Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

Lors de la discussion du budget 2026, "j'avais pointé du doigt le fait qu'on ne saurait pas faire face à un choc. (...) Il se trouve que ce sombre pronostic se concrétise avec cette crise au Moyen-Orient", affirme-t-il.

Des marges si le déficit public était tenu

Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement a annoncé lundi des mesures de soutien à la trésorerie des secteurs des transports, de la pêche et de l'agriculture, mais sans aide directe à la pompe pour tenir le déficit public à 5% du Produit intérieur brut (PIB).

"Si on était au niveau de déficit de l'Italie ou de l'Espagne - je ne parle même pas du Portugal ou de la Grèce qui sont maintenant en excédent budgétaire -, on aurait des marges de manœuvre de l'ordre de 80-90 milliards d'euros", a-t-il affirmé.

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