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Guerre au Moyen-Orient : comment éviter une flambée de vos factures d’énergie ?

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Quel est l'impact de la flambée des prix du gaz et du pétrole sur les factures d'énergie des consommateurs ? Tentons d'y voir clair, même si beaucoup dépendra de la durée de la guerre au Moyen-Orient.

Commençons par le gaz. Un consommateur paie, en moyenne, 1 358 euros pour sa facture de gaz annuelle (pour une consommation de 17 MWh, soit 17 000 kWh). Sur cette facture globale, 773 euros concernent le gaz en tant que tel. Le reste sert à payer les frais de réseau ainsi que divers prélèvements et taxes.

Ce sont donc ces 773 euros qui sont influencés par l'évolution des prix sur les marchés internationaux. Or le prix du gaz, sur le marché européen de référence, est passé de 27 à 47 euros par MWh depuis le début de l'année. Néanmoins, le prix du début d'année était relativement bas et ne doit donc pas forcément servir de base de comparaison. En effet, on a souvent été aux alentours de 30/35 euros par MWh sur les marchés au cours de l'année 2025.

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Quel pourrait donc être l'impact concret de la guerre au Moyen-Orient sur la facture de gaz d'un consommateur moyen ? Si les prix sur les marchés devaient s'établir aux alentours de 50 euros par MWh durant longtemps, cela donnerait un surcoût annuel d'environ 350 euros pour un consommateur moyen (par rapport à un prix de 30 euros par MWh sur les marchés).

Mais il n'est pas dit que les prix du gaz vont rester durablement élevés sur les marchés. Beaucoup dépendra de la capacité de l'armée américaine à rétablir le transit via le détroit d'Ormuz et à empêcher des attaques iraniennes sur les infrastructures gazières de la région. Rappelons également que la consommation de gaz est nettement moins élevée à cette période de l'année qu'en plein hiver. Une hausse des prix sur les marchés a donc un impact moins important sur la facture.

Prendre un fixe temporairement ?

Néanmoins, pour les consommateurs qui redoutent que la crise énergétique se prolonge dans le temps, il est encore possible d'opter pour un contrat fixe. En effet, les contrats fixes souscrits d'ici la fin du mois de mars ne seront pas influencés par les événements au Moyen-Orient.

Dans une situation normale, un fixe coûte toutefois plus cher qu'un variable. Chez Engie, l'Easy fixe du mois de mars coûte ainsi 72 euros plus cher, sur une année, que le prix estimé d'Easy variable. Mais un consommateur ayant choisi un fixe pourra toujours revenir à un variable si la situation au Moyen-Orient devait se calmer ultérieurement. Il peut donc s'agir d'une bonne solution pour se protéger temporairement.

L'électricité monte un peu

Qu'en est-il de la facture d'électricité ? On l'avait vu durant la crise énergétique précédente, la hausse du prix du gaz se répercute sur les prix de l'électricité. Pour le moment, on constate une hausse sur les marchés de gros de l'électricité, mais pas une flambée. En Belgique, sur le marché de gros pour livraison le lendemain (Day-ahead), le prix moyen des mois de janvier et février était respectivement de 108 et 85 euros par MWh. Depuis le début de cette semaine, le prix moyen s'affiche à 101 euros par MWh. Il faut dire que le soleil a fait son retour et que le photovoltaïque a permis de réduire l'utilisation des centrales au gaz. De quoi contenir la hausse des prix. Il faudra voir quelle sera la météo dans les jours qui viennent.

L'Europe face à une nouvelle flambée des prix du gaz

Quid du mazout ? En ce qui concerne le mazout, l'impact d'une crise énergétique peut très rapidement se faire sentir. Au mois de février, la moyenne des prix maximums, pour 1000 litres, était de 828,50 euros. Or dès ce jeudi, le prix maximum, pour 1000 litres, sera de 1045,8 euros. Une hausse de plus de 200 euros, donc. La bonne nouvelle est qu'il est généralement possible d'attendre pour faire le plein de sa cuve.


Investir pour réduire son exposition

Notons qu'une série d'investissements permettent de réduire son exposition à l'évolution des prix du gaz et du pétrole sur les marchés internationaux. Citons les batteries, les panneaux photovoltaïques ou encore le chauffe-eau thermodynamique.

"Pour une installation photovoltaïque et une batterie de qualité, il faut compter un investissement d'environ 11 000 euros, déclare Régis François, de l'ASBL Beprosumer. Le temps de retour de l'investissement est généralement de 6 ou 7 ans, ce qui est rapide." De quoi réduire sérieusement son exposition aux prix de marché, puisque plus de 50 % de la consommation annuelle d'électricité viendrait des panneaux et/ou de la batterie.

Un chauffe-eau thermodynamique permet aussi de réduire sa consommation d'électricité et donc son exposition à la volatilité des prix. "Cela coûte environ 3 000 euros et il est possible de diviser par trois sa consommation d'électricité pour le chauffage de l'eau", précise Régis François. Quelqu'un qui consommerait 2 400 kWh d'électricité avec un chauffe-eau électrique classique tomberait ainsi à 800 kWh de consommation avec un thermodynamique.

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