Depuis le début de la guerre, les demandes s'envolent concernant les abris anti-aériens, principalement dans les pays du Golfe et aux Etats-Unis.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 08:41 | mis à jour aujourd'hui à 08:52 - Temps de lecture :

Selon le budget, l'intérieur peut être similaire à celui d'un appartement. Photo Sipa/AP/Damian Dovarganes Selon le budget, l'intérieur peut être similaire à celui d'un appartement. Photo Sipa/AP/Damian Dovarganes

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le téléphone de Ron Hubbard n'arrête pas de sonner. « Vous voulez un abri anti-bombes ou un abri anti-tornades? », demande l'entrepreneur texan. « Anti-bombes », pour 10 personnes, répond un client en Floride (sud-est).

« Notre timing était idéal »

« Nous avons constaté une forte augmentation depuis le début de la guerre en Iran, principalement dans les pays du Golfe », explique l'homme de 63 ans. « Ironiquement, nous avons ouvert nos bureaux à Dubaï le 26 février, 48 heures avant le début de la guerre, notre timing était idéal, ce qui nous permet de répondre à la demande ».

En ce samedi matin à Sulphur Springs, petite ville du Texas (sud), Atlas Survival Shelters, l'entreprise de Ron Hubbard, a déjà reçu des appels du Qatar, du Pakistan et de Dubaï. Dans ce dernier pays, un client souhaite un abri qui lui permettrait de survivre pendant cinq ans.

Pour répondre à la demande des marchés étrangers, Atlas accorde des licences à des entreprises locales et lorsqu'un contrat est conclu, une partie de son personnel se rend sur place pour superviser les travaux, ce qui permet de réduire les coûts.

Plusieurs célébrités américaines ont passé commande

La demande ne provient pas uniquement des pays sous les bombes. Elle augmente également aux États-Unis. Atlas travaille actuellement sur un bunker pour l'influenceur masculiniste Andrew Tate, il en a construit un pour le Youtubeur philanthrope MrBeast, un autre en Californie pour Kim Kardashian, et le patron de Meta Mark Zuckerberg lui a également commandé un projet, assemblé par un entrepreneur local. Tous avaient passé commande bien avant le début de la guerre.

Un abri basique, conçu pour que quatre personnes restent jusqu'à une semaine sous terre dans leur jardin et résistent aux bombardements et aux radiations, coûte environ 25 000 dollars.

Les plus sophistiqués, conçus pour survivre des années, peuvent coûter plusieurs millions de dollars, selon la quantité de nourriture, d'énergie et d'eau stockées. Les abris disposent d'une porte principale hermétique et d'une chambre de désinfection où les personnes peuvent prendre une douche si elles ont été exposées à un environnement contaminé.

« L'avenir incertain » pèse

Selon le budget, l'intérieur peut être similaire à celui d'un appartement : salon avec télévision, chambre, cuisine, buanderie, salle de bain... Certains abris comprennent également un local pour stocker des armes.

L'idée est qu'il soit connecté à une source d'énergie, dispose de batteries de secours, stocke et filtre l'eau et dispose d'une connexion sans fil. En cas de panne d'électricité, le système de ventilation du bunker peut être actionné manuellement à l'aide d'une manivelle. « Personne ne pense plus que quelqu'un est fou parce qu'il a besoin d'un abri anti-aérien, surtout avec l'avenir incertain qui nous attend », souligne Ron Hubbard.

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