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  • Bras de fer entre Pedro Sánchez et Donald Trump sur l’Iran : que s’est-il passé ?

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a refusé d’autoriser les États-Unis à utiliser des bases militaires en Espagne pour frapper l’Iran, provoquant la colère de Donald Trump.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 08:17 | mis à jour aujourd'hui à 08:33 - Temps de lecture :

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Revendiquant son choix de dire « non à la guerre », le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a tenu tête mercredi, au cinquième jour du conflit au Moyen-Orient, à Donald Trump, faisant fi des menaces de représailles américaines. Que s'est-il passé entre les deux dirigeants ? On fait le point. 

Dans une allocution prononcée mercredi, Pedro Sánchez a promis que son pays ne serait « pas complice » des attaques américano-israéliennes menées contre l'Iran « par peur des représailles de certains », une référence directe au dirigeant américain, irrité par son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases en Espagne pour attaquer l'Iran.

« L'Espagne a été terrible », cingle Donald Trump

Depuis plusieurs mois, Donald Trump s'en prenait déjà régulièrement au dirigeant espagnol depuis que Madrid s'est opposé à l'augmentation de ses dépenses de défense à 5 % de son PIB comme le veut le nouvel objectif de l'Otan.

Mardi, le locataire de la Maison Blanche a cette fois-ci vertement reproché au gouvernement espagnol de gauche de refuser à l'aviation américaine l'accès à deux bases militaires situées dans le sud du pays pour sa campagne militaire contre l'Iran entamée samedi. « L'Espagne a été terrible », a cinglé Donald Trump, menaçant directement Madrid de « cesser » complètement les relations commerciales entre les deux pays.

Malgré des difficultés à adopter une position commune très clairement définie face aux attaques menées contre l'Iran, ces tentatives d'intimidation ont valu au chef du gouvernement espagnol une série de marques de soutien de ses homologues européens, du président du Conseil européen Antonio Costa à Emmanuel Macron.

Madrid dément toute coopération avec Washington

La prise de position du chef du gouvernement espagnol, qui a pourtant aussi condamné la riposte iranienne et redit son opposition au régime « des ayatollahs », lui a aussi valu un message chaleureux sur X du président iranien, qui a salué la « conduite responsable » de l'Espagne.

Dans la soirée, la porte-parole de la Maison Blanche a cependant semé le doute pendant quelques instants, assurant que l'Espagne avait finalement « accepté de coopérer » avec les forces armées américaines. « Je pense qu'ils ont entendu haut et fort le message du président hier », a déclaré Karoline Leavitt, avant d'être quasi immédiatement démentie par le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares.

La position de l'Espagne « n'a absolument pas changé », a assuré le ministre sur la radio Cadena Ser, démentant « catégoriquement » toute intention de coopérer avec les États-Unis dans ce conflit. « D'où cela peut-il venir (ces déclarations, NDLR) ? Je n'en ai pas la moindre idée », a-t-il asséné, réitérant le refus espagnol de laisser Washington utiliser les bases andalouses au coeur d'un traité signé entre les deux pays en 1953, quand Franco dirigeait encore l'Espagne.

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