La guerre menée par Israël se joue également sur un deuxième front : le Liban. Plus de 450.000 personnes déplacées ont été recensées dans le pays après les frappes israéliennes qui ont eu lieu depuis ce lundi. Le Liban où les bombardements de Tsahal ont continué ce samedi.
Ce samedi soir, l'armée israélienne a appelé les derniers habitants restés dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, à évacuer. Preuve que de nouvelles frappes sont prévues dans cette zone du pays, véritable bastion du Hezbollah, cible de Tsahal.
"95% des Libanais sont contre le Hezbollah"
Aux bombardements s'ajoutent des incursions terrestres menées par l'armée israélienne dans la localité de Qiam, au sud du pays. Conséquence, des milliers de Libanais sont déplacés, dont certains critiquent le rôle du Hezbollah comme cette habitante.
"Je pense que ce n'est pas le bon moment pour faire la guerre et bien sûr, je n'en sais pas plus que le Hezbollah, mais ils auraient dû assurer la sécurité de leur population avant le début des combats. Israël a assuré la sécurité de sa population avant de déclencher la guerre. Ils auraient dû nous protéger nous aussi, plutôt que de nous laisser nous débrouiller seuls".
Un rejet majoritaire au sein de la population selon Michel Fayat, analyste géopolitique : "95% des Libanais sont contre le Hezbollah. Donc il y a un rejet vraiment complet. Ils sont prêts à ne pas dormir la nuit, ils sont prêts à avoir leur jardin détruit, leur maison détruite, d'accord, mais que ce soit la dernière. Que cette fois-ci, Israël aille jusqu'au bout et en termine avec le Hezbollah pour qu'enfin le Liban puisse vivre à nouveau comme il l'était avant les années 1960".
Israël a d'ailleurs sommé ce samedi le gouvernement libanais de désarmer le Hezbollah, sous peine de mesures plus sévères.


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