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DÉCRYPTAGE - La milice chiite fait face à un dilemme : trouver le point d’équilibre entre la loyauté à Téhéran et le risque d’un conflit dans lequel elle aurait beaucoup à perdre.
Jeudi 5 mars, six jours après le lancement de l’opération israélo-américaine contre l’Iran, le chef du mouvement houthiste au Yémen Abdul-Malik al-Houthi a mis en garde les ennemis de Téhéran : «Notre doigt est sur la gâchette, pour lorsque la situation l’exigera.» Quelques jours plus tôt, le 28 février, ce dernier affirmait également que «notre position au Yémen (...) est celle de la pleine solidarité» avec la République islamique d’Iran. Pourtant, au-delà des imposantes manifestations publiques ou de la guerre médiatique, le mouvement chiite allié de Téhéran brille par son absence sur le front militaire - là où le Hezbollah libanais, et plusieurs milices au sein des Forces de mobilisation populaire (FMP) irakiennes, eux aussi «proxys» de l’Iran et de facto membres de l’«Axe de la résistance», ont pris l’initiative, ou cédé à un réflexe suicidaire, d’ouvrir un front contre Israël dans les heures ayant suivi le début de la guerre.
Ces dernières années, notamment de 2023, avec le début…


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