La canicule commence à s’estomper. Mais, à Genève, la rentrée se déroule malgré tout dans un contexte brûlant. Répondant à l’appel passé par plusieurs syndicats au cœur de l’été, la fonction publique est «en grève» depuis la semaine dernière. Elle entend montrer son opposition au plan d’économies sur lequel planche toujours le gouvernement. Tractage, actions de sensibilisation sur le lieu de travail: à ce stade, la mobilisation est plus symbolique qu’autre chose. Si les représentants du corps enseignant participent au mouvement, l’impact sur la rentrée des classes devrait être limité. Les écoles resteront ouvertes. Des manifestations sont prévues lundi et mardi en fin de journée, soit après la fin des cours.
Pour les syndicats, qui avaient réussi à convaincre un peu plus de 3000 fonctionnaires (sur trois jours) de débrayer en juin, l’enjeu consiste avant tout à «rester mobilisés», alors que la séquence politique qui s’ouvre sera cruciale. «Notre objectif, c’est d’informer. Les collègues comme la population. Si on réduit la qualité des prestations publiques, cela aura des conséquences», résume Quentin Stauffer, secrétaire syndical du SSP.


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