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Plus de 800 manifestants ont répondu à l'appel des syndicats à Clisson ce jeudi 5 novembre 2026, deux fois plus que la précédente du 17 octobre. Florilège de leurs revendications.
Sur le même thèmeManifestationsVignoble nantaisPar Vincent Malbœuf Publié le 5 nov. 2026 à 21h27
Il n’y avait pas eu autant de monde à une manifestation à Clisson depuis la réforme des retraites au printemps 2023, où jusqu’à 2 000 personnes avaient défilé dans les rues de cette commune de 7 500 habitants du Vignoble nantais.
Ce jeudi 5 novembre, suite à l’appel de l’intersyndicale locale (CFDT, CGT et FSU), plus de 800 personnes se sont réunies ce matin pour manifester contre la vie chère, bien illustrée par cette grande pancarte brandie au milieu du cortège « Tout augmente, pas nos salaires ni nos droits ». Mais pas que.
Salariés, fonctionnaires étaient appelés à faire grève. Jeunes et retraités à les rejoindre dans la rue. Ils étaient deux fois plus nombreux que la précédente mobilisation du 17 octobre.
Augmenter le Smic et les salaires
Pacifique comme à chaque fois à Clisson, elle a commencé par les discours des représentants syndicaux sur le parvis de la gare.
« Le pays traverse une crise profonde qui plonge la majorité de la population dans une situation sociale dégradée : vie chère, salaires en berne, précarité, services publics dégradés, absence de perspective pour les jeunes », a lancé Christophe Bondidier, secrétaire général de la CGT à Clisson, pour qui l’urgence est « d’augmenter le Smic, de gagner de vraies augmentations de salaires et l’égalité salariale hommes-femmes ».



Une lycéenne de Clisson a pris le micro
Lycéenne et élève en Première à Aimé-Césaire à Clisson, Manon est aussi montée dans la remorque de la camionnette pour dénoncer les conditions d’enseignement. Et après chaque prise de parole, des applaudissements nourris.
Dans le cortège, qui a fait un tour par la place Saint-Jacques avant de regagner la gare, on y croise des enfants, des jeunes, des actifs comme des retraités. De Clisson et des communes voisines.
« Les fins de mois sont difficiles »
Olivier, salarié à l’usine Lactalis à Vallet et syndiqué à la CGT, est ravi de voir « de plus en plus de monde » manifester.
Les fins de mois sont difficiles. On a 0,85 % de hausse de salaire mais l’inflation, elle, augmente de plus de 3 %… Je travaille dans un très grand groupe qui fait des milliards de bénéfices. C’est dur à supporter.


« Mal au coeur de voir les enfants payer leur plein d’essence aussi cher »
Pour Carine de Vallet, qui apprécie « les petits rassemblements plus calmes qu’en grandes villes » comme Nantes, « on est en train de tout perdre. Les services publics sont dans un état déplorable. Toutes nos charges augmentent et on ne sait pas où va cet argent ».
De La Bruffière, Pierre et Bénédicte s’inquiètent pour leurs enfants devenus adultes. « Ça me fait mal au coeur de les voir payer leur plein d’essence aussi cher », témoigne Bénédicte, qui travaille sur Clisson dans la fonction publique.


« Décalage entre les discours officiels et la réalité dans l’Education nationale »
Professeur d’histoire-géographie au collège Cacault de Clisson, Sébastien, 50 ans, manifeste rarement. C’est seulement la 2e fois en ce jeudi 5 novembre.
Lui défile car il est pour « l’amélioration des conditions d’éducation pour notre jeunesse ».
Il y a un décalage aussi entre les discours officiels et la réalité concernant l’Education nationale.


Sa collègue Valériane, « régulièrement dans les manifs », constate elle « la dégradation des conditions de travail » et s’inquiète « de la répression du mouvement lycéen, digne d’un état fasciste ».
A 12 h, fin de la manifestation. L’intersyndicale n’en exclut pas d’autres dans les jours à venir à Clisson, selon les consignes données à l’échelle nationale.
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