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L'UNC de Grandcamp-Maisy (Calvados) souhaite restaurer la tombe de Raimond Laloi, soldat décédé à 20 ans, et demande l'autorisation de la rénover.
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Par Rédaction Le Bessin Publié le 20 mars 2026 à 20h42
Au cimetière de Létanville (Calvados), parmi d’autres tombes à l’abandon, se trouve celle de Raimond Laloi, soldat de la Première Guerre mondiale. Martial Derynck, président de l’UNC (Union Nationale des Combattants), et Christine Paris, membre de l’association, sont à la recherche de la famille de ce soldat mort pour la France, pour pouvoir remettre en état sa tombe. « Cela pourrait se faire avec l’autorisation de la mairie, mais ça aura plus de sens si la famille est impliquée », explique Martial.
Le soldat mort pour la France
Raimond, Charles, François Laloi est né à Caen (Calvados) le 14 septembre 1894. Il est décédé à l’âge de 20 ans, le 23 juillet 1917 à Gümendzé en Grèce.
En consultant le site Mémoire des Hommes, référence absolue pour toute personne effectuant des recherches sur les militaires et les victimes des conflits impliquant la France, Martial découvre que le nom de Raimond est inscrit sur le monument aux morts de Grandcamp-Maisy.
En consultant les historiques de régiments, on a retrouvé le parcours du soldat.
Incorporé en 1914 comme soldat de 2e classe au sein de la 1ère compagnie de mitrailleurs du 84e régiment d’infanterie, Raimond Laloi est immédiatement plongé dans la tourmente du premier conflit mondial.
Dès le mois d’août, il participe à la bataille des Ardennes avant de s’engager dans la bataille de la Marne, puis de rejoindre le front de Champagne en 1915.
À la fin du mois d’octobre 1915, son destin bascule vers un nouveau théâtre d’opérations : son régiment embarque à Toulon sur l’Indiana et le Provence à destination de Salonique.
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Intégré à l’armée d’Orient, il prend part à de violents affrontements, notamment lors de la sanglante bataille du Vardar en 1916 et des combats de Skra-di-Legen.
Son parcours s’achève tragiquement le 23 juillet 1917 à Gümendzé, en Grèce.
Blessé lors d’une mission de service commandé, il succombe à de graves lésions au visage et aux mains à l’ambulance de la Colonne Mobile 122.
Un ancrage familial à Grandcamp-Maisy
Christine Paris est également passionnée de généalogie. Le soldat n’ayant pas de descendants directs, elle recherche du côté de ses ascendants.
« J’ai retrouvé trace de ses grands-parents. La famille Laloi était originaire de Montmartin-en-Graignes, La Cambe, Grandcamp-Maisy et Pigault d’Auville, le Vey, La Cambe. Du côté Lefloch, on en retrouve à Locmariaquer, à Caen, la famille Godefroy à Englesqueville-la-Percée. »
Raimond a eu un frère, Gabriel, né en 1895 à Caen, mais mort à cinq jours. « Son père et sa mère habitaient Caen à la naissance des enfants, mais je ne sais pas jusqu’à quand. Avant de mourir, le couple habitait Létanville à Grandcamp-Maisy. Sur l’acte de mariage, sa mère était couturière et son père était palefrenier. Il a été un temps conseiller municipal de Grandcamp-Maisy. »
Les parents de Raimond sont décédés à Grandcamp-Maisy et enterrés au cimetière de Létanville. Ils s’appelaient Jean-Baptiste Laloi (né en 1869 à La Cambe), décédé en 1932, et Théodorine Eugénie Marie Lefloch (née en 1873 à Caen), décédée plus tard en 1953.
L’UNC souhaite remettre en état cette tombe avec le concours de partenaires tels que le Souvenir Français.
« Il faut la nettoyer, refaire les joints et remonter la tête de la tombe, refaire les inscriptions. »
Contacts. Martial Derynck : 06 81 76 50 72, Christine Paris : 06 48 00 65 72.
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