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Grand Prix Chantal Biya 2026 : Amari Hamza s’impose au chrono

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Un même temps sur toute la ligne, ça vous change une course en véritable thriller sportif. Le Grand Prix international cycliste Chantal Biya a livré sa 26e édition dimanche dernier à Yaoundé, et Amari Hamza, coureur algérien de la SNH Vélo Club, a occupé la première place au classement général. Il a parcouru 626,4 kilomètres en cinq étapes, pour un temps cumulé de 14h 45min 48sec. Une vitesse moyenne de 42,43 km/h. Et derrière lui, à quelques secondes près, tout un peloton qui n’a jamais lâché.

Une course où le classement a changé d’épaules quatre fois

Clovis Kamzong Abossolo, coureur de la SNH Vélo club, a terminé exactement dans le même temps que le vainqueur. Le podium se complète avec Wanja Russenberger, de la Hucare Factory Team allemande, à 14h 45min 50sec. Il ne manquait que quelques secondes pour tout bouleverser.

À chaque étape, on a eu droit à cinq changements de leader. Parfois même, le classement général était complètement bouleversé du jour au lendemain. « C’était super », a confié la Portugaise Paula Martins, présidente du jury des commissaires. Le bilan est plutôt positif, franchement, quand on regarde le nombre de rebondissements enregistrés sur les cinq étapes.

Douze équipes ont participé à la course cette année. Trois seulement ont eu la possibilité de remporter une étape, avec un vainqueur différent presque à chaque fois.

L’Algérie a gagné deux étapes : Motcheboum, Messamena sur 111 kilomètres avec Yacine Hamza, et la quatrième étape, Sangmélima, Avebe, Meyomessala sur 96 kilomètres avec Mohamed Nadjib. L’équipe allemande Hucare Factory Team s’est aussi imposée sur deux étapes, la deuxième, Abong Mbang, Ayos sur 90,9 kilomètres avec Wanja Russenberger, et la troisième, Yaoundé, Ebolowa, Nkolandom sur 166 kilomètres avec Maximilian Weber. La France, via le Club cycliste saint-louisien dont le coureur Guillaume Deurweilher a été le premier à franchir la cinquième et dernière étape, Sangmélima, Yaoundé sur 162,5 kilomètres, complète le tableau des vainqueurs d’étape.

Le maillot jaune a également changé d’épaules sur quatre des cinq étapes. D’abord l’Algérien Yacine Hamza, ensuite Wanja Russenberger de Hucare Factory Team, après Clovis Kamzong Abossolo de la SNH Vélo club, et enfin l’autre Algérien, Amari Hamza. « Nous remportons également le maillot vert avec Mohamed Nadjib Assal et le maillot blanc à pois rouge du meilleur grimpeur avec Anes Riahi. J’ai eu une équipe solide et solidaire depuis le début de la course. Je félicite tous mes coureurs pour le travail accompli », a confié Tamarante Khelil, directeur sportif de l’Algérie.

« Nous avons perdu d’un cheveu », regrette la Fédération camerounaise

Sur le plan de l’organisation, les coureurs et leurs encadreurs ont été mis dans des conditions maximales de performance. Les horaires de départ d’étape ont été aménagés, notamment dans le Haut-Nyong, en fonction de la récupération du peloton. Le déroulement de la course a fait l’objet d’une rigueur particulière de la part de Paula Martins, qui n’hésitait pas à utiliser le toit ouvrant de son véhicule pour surveiller son déroulement.

Mais du côté camerounais, la déception se sent malgré la belle deuxième place de Clovis Kamzong Abossolo. Joseph Evouna, directeur technique national de la Fédération camerounaise de cyclisme, n’a pas mâché ses mots. « Nous avons perdu le maillot jaune d’un cheveu. Il faut que les gens comprennent que Clovis Kamzong Abossolo et celui qui a gagné la compétition ont le même temps. Mais, c’est le positionnement dans les étapes qui fait en sorte qu’Amari Hamza soit devant le capitaine de la SNH Vélo Club. Car, il n’est pas sprinteur. Or, son principal challenger est un sprinteur maison. Ce qui lui permet de passer devant notre coureur. »

Difficile de ne pas y voir un regret assumé dans ce constat technique. Evouna poursuit néanmoins sur une note d’espoir : « Je fais le bilan de la compétition, à mon avis, il est très positif. De mémoire d’ancien cycliste et l’un des piliers de la Fédération camerounaise de cyclisme, pour la première fois, je vois au Grand prix cycliste international Chantal Biya en dehors des deux premiers qui ont le même temps, quatre autres qui sont derrière à deux secondes. Ça veut dire que la compétition a été âprement disputée. Si nos cyclistes continuent à travailler, ça augure de lendemains meilleurs. »

C’est un jugement qui mérite d’être pris au sérieux. Un classement général aussi serré, avec six coureurs séparés de quelques secondes seulement, n’est pas fréquent sur une épreuve de cette envergure.

Le sport camerounais multiplie les temps forts

Pendant que le peloton roulait entre Yaoundé et Sangmélima, un autre événement sportif a rassemblé les foules dans la région du Sud-Ouest. La Manyu Unity Cup, dans sa 4e édition, s’est achevée le 30 août 2026 sous le patronage de l’ingénieur Victor A. Mengot, ministre des Affaires spéciales à la Présidence.

Les Bachuo Ntai Ladies ont été sacrées championnes en handball, après avoir dominé les Cocoa Dynamic Ladies sur le score de 11 buts à 6, empochant au passage un chèque de 500 000 francs CFA. En football, c’est Gateway FC de GRA Mafme qui s’est imposé face à Bachuo Ntai FC sur le score étriqué de 1 but à 0, remportant également 1 000 000 de francs CFA.

Le premier assistant du SDO de Manyu a salué le travail du conseil de Mafme et du comité d’organisation. Il a noté que l’affluence massive lors de la finale témoignait du retour de la paix dans le Manyu, ajoutant qu’il quitte la division pour de nouvelles fonctions en homme satisfait. Le maire représentant, Robertson Tabenchong Ashu, ainsi que le premier maire adjoint du conseil de Mafme, Agbor Benson, ont profité de l’occasion pour appeler élèves et parents à assurer une rentrée scolaire effective le 7 septembre, insistant sur le fait qu’il n’y a plus de villes fantômes à Mafme.

Cet événement, massivement suivi par la population de la municipalité de Mafme, a pris fin en laissant des moments mémorables de consolidation de l’unité, de la paix et du développement durable dans la division du Manyu.

Jean-Claude Mbida

Jean-Claude Mbida

Journaliste sportif pour 237online.com, Jean-Claude Mbida couvre l'actualité du sport camerounais et africain.

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