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Québec va de l’avant avec les assouplissements réclamés par Glencore pour la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda.
Le gouvernement Legault a apporté des amendements à un projet de loi omnibus pour y inclure les changements à l’autorisation ministérielle, qui prévoyait au départ que la Fonderie devrait réduire ses émissions d’arsenic à 15 nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air (ng/m3) d’ici 2028.
L’échéance pour l’atteinte de cette cible est repoussée en mars 2030, un délai supplémentaire qui a été dénoncé par la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue.
Québec accepte aussi de prolonger l’entente jusqu’en 2033, comme proposé en février, au moment où Glencore menaçait de fermer le Fonderie Horne si le gouvernement du Québec ne lui offrait pas davantage de prévisibilité.
Un équilibre, estime la CAQ
Je pense que, dans le dossier de la Fonderie Horne, il faut trouver un juste équilibre. Je pense qu'il a été trouvé, soutient le ministre de l’Économie Jean Boulet, qui rappelle que le conseil municipal de Rouyn-Noranda a donné son aval à cette proposition.

Le ministre de l’Économie, Jean Boulet. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot
La compagnie doit faire des investissements. C'est extrêmement important pour assurer la santé de la population. En même temps, il y a des emplois, il y a 600 emplois, ajoute-t-il.
Au Parti québécois et au Parti libéral du Québec, on demeure prudent sur la question de l’équilibre entre les inquiétudes de la santé publique et les aspects économiques.
Alors, sur le processus, évidemment, on déplore le fait qu'on n'a pas pris le temps de consulter, d'entendre la santé publique, d'entendre les citoyens, de donner la parole aussi aux instances et aux représentants de la région, explique Joël Arseneau, porte-parole du Parti québécois.
Mais en bout de ligne, ce qu'il faut retenir aussi, c'est que les élus municipaux se sont prononcés en faveur d'une telle entente pour les prochaines années, précise-t-il, en ajoutant qu’un travail de réduction des émissions est déjà entamé, qui a permis de réduire progressivement la présence d’arsenic depuis quelques années.

Monssef Deraji, député libéral de Nelligan. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Il y a aussi un équilibre. Dans la santé publique, il y a plusieurs aspects à prendre en considération : l'aspect économique aussi, qui est très important, soutient Monsef Derraji, porte-parole du Parti libéral du Québec.
Glencore s'est engagée à aller de l'avant, à respecter. Elle a demandé un délai. J'espère que le délai va être respecté et qu'on ne va pas faire marche arrière par rapport au respect des normes, conclut-il.
Glencore a gagné, soutient Québec Solidaire
Québec solidaire (QS) estime, au contraire, que le gouvernement Legault a laissé tomber la population de Rouyn-Noranda.

Guillaume Cliche-Rivard, leader parlementaire de Québec solidaire. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
De savoir que la santé publique monte aux barricades puis que le gouvernement va de l'avant, je suis consterné, soutient Guillaume Cliche-Rivard, leader parlementaire de QS.
De l'aveu et de l'avis même de la santé publique, on n'est pas à l'équilibre. Là, on a donné à Glencore ce qu'elle voulait, sans concessions suffisantes sur les normes environnementales, puis elle a gagné sur toute la ligne, soutient-il.


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