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Gisèle Pélicot, "le combat pour l'égalité ne sera jamais vain"

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A la Une de la presse, ce jeudi 12 février, la publication du livre-témoignage de Gisèle Pélicot, devenue une figure de la lutte contre les violences faites aux femmes depuis son refus du huis clos au procès des viols de Mazan. La présentation, aujourd’hui, par le gouvernement, de la nouvelle loi de programmation de l’énergie. Un sujet qui fait débat en France, en Europe, mais plus aux Etats-Unis. Et un entraîneur aux multiples casquettes(ou plutôt vestes).

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A la Une de la presse française, ce matin, le visage de Gisèle Pélicot, devenue une figure de la lutte contre les violences faites aux femmes depuis son refus du huis clos au procès des viols de Mazan.

A l’occasion de la sortie mondiale de son livre, «Et la joie de vivre», celle qui fut victime des viols chimiques commis par son mari et une cinquantaine de ses complices, pendant des années, sort du silence pour la première fois pour raconter «sa vie d’avant» et «sa vie d’après». Libération évoque une parole «attendue, scrutée, presque sommée de produire du sens collectif», mais Gisèle Pelicot «refuse d’être un modèle et encore moins une «icône»». «Je me suis réattribué ma vie», dit-elle, refusant, aussi, que «le statut de victime devienne son identité définitive». «Je ne veux plus de ce statut de victime», martèle encore Gisèle Pélicot dans Le Figaro, où elle dit vouloir témoigner de la façon dont elle a «surmonté ces épreuves» pour «donner de l’espoir aux femmes qui, comme (elle), ont pu, un jour, se sentir démunies». Le Nouvel Obs cite la formule de la philosophe Simone de Beauvoir, «on ne naît pas femme, on le devient», et salue «cette femme tout à la fois ordinaire et extraordinaire dont la trajectoire personnelle a percuté durablement notre expérience collective», qui a prouvé que «le combat pour l’émancipation et l’égalité ne sera jamais vain».

A la Une également, de la presse française, la présentation, aujourd’hui, par le gouvernement, de la nouvelle loi de programmation pluriannuelle de l’énergie pour les 10 prochaines années. La Croix parle d’un sujet «qui divise les politiques», dans un contexte de relance du nucléaire et de progression moins rapide que prévu des énergies renouvelables. «Après le vote du budget, deuxième crash-test pour le gouvernement de Sébastien Lecornu», annonce Le Figaro, critiquant sa méthode du «en même temps». Le journal se fait surtout l’écho des inquiétudes de la droite et met en garde «contre l’impact négatif du renouvelable pour le nucléaire».

Débat aussi au sein de l’UE. La version européenne de Politico fait état du bras de fer entre les industriels et plusieurs dirigeants européens, dont le chancelier allemand, d’une part et la patronne de la Commission, pour qu'elle s'attaque au «pilier» de la politique climatique de l’Union: le système d'échange de quotas d'émission carbone, «qui réglemente près la moitié des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique au sein de l’UE».

Aux Etats-Unis, Donald Trump, lui a tranché et devrait revenir aujourd’hui sur le «constat de mise en danger», établi en 2009 et reconnaissant la menace des gaz à effet de serre pour le climat. Cette déréglementation aux effets massifs et durables, pour les États-Unis et pour la planète, est perçue par The Wall Street Journal cité par Courrier International comme «un retour en arrière d’une portée inédite de la politique climatique des États-Unis». L’Administration Trump justifie cette destruction de l’encadrement des émissions de gaz à effet de serre par la volonté de fournir une énergie bon marché, mais The Washington Post, qui rapporte que Donald Trump ordonne au Pentagone d’acheter de l’électricité produite au charbon, doute que ce combustible très polluant soit en réalité vraiment compétitif, notamment à cause du coût de la modernisation des centrales à charbon. La «fiche d’information» publiée sur le site de la Maison-Blanche assure en tout cas que «Donald Trump renforce la sécurité nationale des Etats-Unis grâce à son beau parc de centrales électriques au charbon propre».

Cette décision intervient au moment où de nombreux scientifiques affirment que le réchauffement climatique s'accélère plus rapidement que jamais. The Washington Post, qui a consulté des données recensées par la NASA sur les températures moyennes mondiales entre 1880 et 2025, affirme que ces données montrent que l’augmentation des températures mondiales s’est accélérée de 42% sur la dernière décennie. «La poursuite du réchauffement climatique pourrait s'engager sur une voie irréversible en déclenchant des points de basculement climatique», alertent également plusieurs scientifiques cités par The Guardian, le quotidien britannique.

En Italie, c’est le froid combiné au mal-logement qui a tué 6 sans-abris, ces dernières semaines, à Milan, où se déroulent les JO d’hiver. The New York Times, qui a accompagné des volontaires venant en aide aux personnes de la rue,  rapporte que certains des sans-abris décédés été retrouvés non loin des sites olympiques, où les spectateurs déboursent jusqu'à 1 650 dollars pour assister aux compétitions. Une réalité qui montre, selon The NYT, «une aggravation des inégalités» à Milan, où de nombreux habitants n’ont plus les moyens de se loger, alors que la ville attire des investisseurs fortunés du monde entier «grâce à des avantages fiscaux considérables accordés aux hauts revenus et aux professionnels étrangers». «On dirait que cette ville et cette société deviennent de plus en plus une société du tout ou rien», constate une bénévole.

Toujours aux JO d’hiver, un entraîneur a retenu l’attention du journal La Repubblica. On dit que «l’habit fait le moine». Benoît Richaud lui, doit souvent retourner sa veste ou plutôt en changer, car ce coach de 38 ans entraîne au total 16 patineurs représentant 13 nations différentes. Sept d'entre eux ont concouru dans le programme court masculin mardi soir, obligeant Benoît Richaud à courir entre chaque interview pour changer de tenue. Au point qu’il a jugé nécessaire de préciser: «C'est toujours moi, j'ai juste changé de veste». Le journal explique que si Richaud est aussi couru, c’est parce qu’il compte parmi les entraîneurs et chorégraphes les plus respectés au monde: Meilleur Chorégraphe de Patinage Artistique de 2024, finaliste de ce prix en 2025. Autrement dit, son métier lui va… comme un gant.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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