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Les trois personnes, qui seront présentées à un juge d’instruction vendredi, sont «deux hommes et une femme, animateurs, âgés entre 30 et 51 ans». «Elles se voient reprocher des gestes à caractère sexuel», précise le ministère public.
Trois personnes seront présentées vendredi à un juge et 13 gardes à vue ont été levées après le coup de filet mercredi dans le cadre des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris, a indiqué jeudi le parquet de Paris. Les trois personnes, qui seront présentées à un juge d’instruction vendredi, sont «deux hommes et une femme, animateurs, âgés entre 30 et 51 ans». «Elles se voient reprocher des gestes à caractère sexuel», précise le ministère public. L’enquête, ouverte sur des faits «dénoncés dans le périscolaire concernant les écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld» dans le 7e arrondissement de Paris, avait donné lieu au placement en garde à vue de 16 personnes mercredi. Selon le parquet de Paris, il s’agirait de dix animateurs contractuels, trois Asem (agent spécialisé des écoles maternelles) et trois responsables éducatifs de la Ville (REV), âgés de 18 à 68 ans.
Pendant que les gardes à vue se déroulaient ce jeudi, dans le cadre d'«enquêtes préliminaires» ouvertes à la suite d'une trentaine de plaintes déposées par des parents d'élèves, plusieurs profils ont commencé à filtrer. Parmi les suspects pourrait figurer un animateur franco-brésilien, visé par plusieurs plaintes. Signalé dès novembre dernier par la mairie du 7e arrondissement auprès de la circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance (Caspe), après des signalements de parents, il aurait été déplacé dans le 15e arrondissement en décembre plutôt que suspendu de ses fonctions, assure une source proche du dossier. Un autre «jeune» animateur, exerçant à «Saint-Dominique depuis peu de temps» ferait partie de la liste. Sans casier judiciaire, il serait poursuivi pour «viol et agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans, violences et captation d’images à caractère sexuel», confie une source judiciaire.
Une Asem en charge des moyennes sections, pourrait également faire partie des personnes interpellées. Ce mercredi, en début d’après-midi, la direction des affaires scolaires (Dasco) de la mairie de Paris a également écrit aux parents pour les informer, «en toute transparence», qu’une des Asem fait partie des individus placés en garde à vue. «L’Asem concernée a été immédiatement écartée de l’établissement dans l’attente de clarifications», précise le courriel.
Des femmes impliquées dans les faits les plus graves
Selon une autre source proche du dossier, l’on compterait quasiment autant de femmes que d'hommes parmi les gardés à vue. Certaines de ces animatrices ou Asem seraient impliquées dans des infractions particulièrement lourdes, dont au moins une pour des faits de viol. Car les faits reprochés couvrent un spectre large. «Il y a trois degrés d’infractions», confirme-t-on auprès du Figaro. Selon le parquet, certaines procédures visent des «viols», des «agressions sexuelles», des «exhibitions sexuelles», d’autres des gestes «qualifiables de violences», voire de simples «comportements excessifs.» Il s’agirait notamment, pour certains, de «cris» et d’«insultes», ou encore de «gifles» et de «tirages de bras».
Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la Ville de Paris ont été suspendus dans des établissements scolaires, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles - un bilan communiqué le 3 avril dernier par le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire. En 2025, une quarantaine d’agents avaient déjà été suspendus, dont une vingtaine pour des faits de même nature, selon les chiffres de la mairie.


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