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GRAND ENTRETIEN - Pour écrire son nouveau livre, le philosophe* s’est rendu dans la cité italienne de Consonno, abandonnée depuis un demi-siècle. La forêt qui a poussé sur les ruines lui inspire une méditation stimulante sur les traces laissées par l’humanité et le cycle du vivant qui, parfois, nous dépasse.
Passer la publicité*Écrivain et philosophe, Gaspard Kœnig vient de publier « Consonno » (L’Observatoire, 194 p., 22 €). Il signe également, avec le dessinateur Étienne Appert, la bande dessinée « La Désobéissance du radis » (Pictavita, 160 p., 26 €).
LE FIGARO. - Votre livre est le premier à porter le label « Livre sanctuaire 100 % humain » créé par les Éditions de l’Observatoire. Vous vous êtes engagé « à ne pas utiliser d’IA générative dans la rumination, la composition et l’écriture de l’ouvrage » . Quel est le sens de cet engagement pour vous ?
GASPARD KŒNIG. - C’est un engagement contractuel qui figure dans mon contrat d’édition, un engagement moral vis-à-vis du lecteur et un engagement vis-à-vis de moi-même. Car c’est par le travail quotidien du mot, des personnages, des idées, aussi laborieux soit-il, qu’on peut accoucher de quelque chose de nouveau. Il faut arrêter de croire que les grandes œuvres viennent du ciel et que la machine permet l’exécution. La Silicon Valley entretient…


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