A l’occasion du récent sommet mondial sur l’impact de l’intelligence artificielle en Inde, la France a lancé un appel à la communauté scientifique. L’objectif est de mesurer les risques relatifs à l’utilisation des IA génératives chez les mineurs et d’obtenir des données exploitables qui permettront de mettre en place des mesures de régulation efficaces. Ces travaux devraient déboucher sur un véritable plan d’action visant à atteindre l’un des grands objectifs du G7 en ce qui concerne le numérique.
Évaluer les risques et les vulnérabilités avant d’agir
Si les réseaux sociaux sont une préoccupation majeure quant à l’utilisation que les mineurs en font, l’intelligence artificielle n’est pas en reste. Rappelons tout de même qu’en septembre 2025, OpenAI avait annoncé le développement d’une nouvelle offre de ChatGPT à destination des adolescents. L’objectif est clair : protéger les jeunes et rassurer les familles. Par ailleurs, il est essentiel de souligner que ce type d’IA génératives capables de produire sur demande du texte, des images, des vidéos ainsi que des sons réalistes occupent aujourd’hui une place croissante dans le quotidien des jeunes.
Préparant actuellement une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, la France semble tout aussi inquiète par l’usage de l’IA. En effet, le président Emmanuel Macron désire mettre en place une commission d’experts sur les risques et les vulnérabilités engendrés par les usages grand public de l’IA générative. Anne Le Hénanff, ministre déléguée en charge de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a évoqué le sujet lors du récent India AI Impact Summit 2026 de New Delhi. L’intéressée a surtout lancé un appel général à la communauté scientifique, comme en témoigne une publication officielle du 18 février 2026.
« Depuis New Delhi, nous lançons un appel à contributions pour évaluer les risques et les vulnérabilités engendrés par les usages grand public de l’intelligence artificielle générative sur les mineurs et formuler des recommandations pour une meilleure régulation. », a déclaré Anne Le Hénanff.
Crédit : Monkeybusinessimages / iStock
Vers un environnement plus sûr pour les mineurs
La ministre a rappelé les ambitions françaises en matière de protection de l’enfance en ligne. Il s’agit d’ailleurs de l’un des quatre principaux thèmes du G7 – actuellement sous l’égide de la présidence française – en ce qui concerne le numérique. Les trois autres grands objectifs sont la garantie d’une IA sûre au bénéfice du bien commun, une accélération de l’innovation et de la diffusion de l’IA dans l’économie et la conciliation entre résilience et durabilité dans le secteur numérique en général.
Ce sommet mondial sur l’impact de l’intelligence artificielle a donc été l’occasion de lancer un appel général à la communauté scientifique, dont l’objectif est double. D’une part, il s’agira d’alimenter la réflexion scientifique de la commission d’experts réunie en France. D’autre part, ces travaux devraient contribuer à l’élaboration de recommandations concrètes dont les conclusions seront présentées dans le cadre de la présidence française du G7. Ainsi, un véritable plan d’action devrait naître de cette collaboration.
La présidence française du G7 aura pour priorité d’aboutir à plusieurs principes permettant la définition d’un environnement sûr pour les mineurs. L’accent sera mis sur la confidentialité et la sécurité des mineurs mais également, sur la réduction des risques d’addiction et de ceux concernant leur développement et leur santé physique et mentale. Également, il s’agira de mettre en place des mécanismes de contrôle de l’âge et/ou de promouvoir des outils de contrôle parental dits « ergonomiques ».


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