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ENTRETIEN - Le comédien, qui prête sa voix au loup de la publicité Intermarché, est le héros de cette comédie policière pour France Télévisions. Un épisode pilote qui pourrait être décliné en série.
À la suite d’une intervention de police qui tourne mal dans un zoo, Jeff, capitaine à la BAC, est sauvé par un gorille. Après son hospitalisation, il découvre qu’il comprend les animaux et possède la capacité de dialoguer avec eux. Affecté à la PJ, il va mettre ce don incroyable au service de ses enquêtes…
Ce postulat de départ génère des situations hilarantes. Les élucubrations freudiennes du chat du psychologue (Jonathan Lambert), le bien nommé Sigmund, avec son accent allemand à la Karl Lagerfeld. L’interrogatoire des tourteaux de l’aquarium d’un restaurant, potentiels témoins d’un crime. Ou encore les transactions sur ses futures conditions de vie avec Michel, chien bâtard adopté par Jeff à la SPA, pour retrouver les bonnes grâces de sa fille. Sans oublier les pigeons, cafards, etc. Et les moustiques assoiffés de sang qui font de ses nuits un cauchemar !
Bêtes de flics, un unitaire de 90 minutes réalisé par Slimane-Baptiste Berhoun (Surface) et écrit par Samantha Mazeras (Le Parfum du bonheur) pour France 2, est une comédie policière tendre et fantaisiste qui ne manque pas de potentiel. Il est d’ailleurs question, en cas de succès, d’une déclinaison en série. Fred Testot, qui a dû bien s’amuser, apporte sa belle humanité au personnage de Jeff, dont la conscience et l’empathie s’éveillent à la fréquentation de ces nouveaux amis à poils (les crabes aussi, avec une dimension sensorielle qui plus est, apprend-on !), à plumes ou à écailles. De vrais animaux auxquels l’intelligence artificielle offre un surcroît d’expression dans les postures et les regards.
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Le comédien, qui prête sa voix au loup «mal aimé» de la publicité Intermarché et à l’officier Benjamin Clawhauser, un guépard bedonnant et gourmand, dans Zootopie 2 , considère qu’il est un animal comme les autres ! Le comédien nous en dit plus...
LE FIGARO TVMAGAZINE. - Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de Bêtes de flic ?
FRED TESTOT. - J’aime le mélange des genres, l’enquête policière et la comédie avec les animaux. Je n’avais jamais eu l’opportunité de les réunir dans un même projet. Il y a quelque chose avec l’enfance, comme dans Dr Dolittle, c’est un programme très familial. Quant à mon personnage, il est à fond dans son boulot, il ne se rend plus compte qu’il passe à côté de tout pour résoudre ses enquêtes. Son accident va la recentrer sur l’instant présent, la vraie vie, les vraies relations. Il faut donner du temps au temps. Comme plein de gens, il est dans une sorte de déferlante et oublie de se concentrer sur l’essentiel.
Quel est votre rapport aux animaux ?
La connexion avec les animaux, je l’ai toujours eue. Je suis un provincial. J’ai connu la compagnie des animaux, ce ne sont pas mes ennemis. On parle tous à nos animaux domestiques, voire aux animaux dans la nature : papillons, chenilles, mouches... Même à Paris, je parle aux mulots ! Alors pouvoir le faire dans le cadre d’une fiction... Je ne passe pas à côté des animaux en me sentant supérieur à eux. C’est d’égal à égal. Nous aussi nous sommes des animaux à la base !
Il y a même une dimension pédagogique les concernant
Dans cet épisode pilote, il fallait tout faire rentrer, histoire personnelle, enquête, animaux. Mais, si nous développons la série, l’idée serait en effet de pouvoir les mettre en avant, montrer leurs qualités méconnues. Peu de gens savent que les araignées ont une utilité. On a souvent des a priori négatifs sur ce qu’on ne connaît pas. C’est bien de le montrer en rigolant.
Comment avez-vous travaillé avec les animaux ? Y a-t-il des dresseurs de cafard par exemple ?!
Je parlerais plutôt de soigneurs, voire d’amis, ce sont tous des gens passionnés. C’est un rythme assez rapide, un unitaire c’est 20 jours de tournage, avec beaucoup de séquences, de décors. Il faut être aux taquets, concentré. Nous étions immergés avec eux, c’était très intéressant. Une personne s’occupe des pigeons, une des cafards, une des chiens. Et nous avons tourné chez les gorilles à Thoiry. Il y a un peu d’effets spéciaux mais ce n’est pas le but premier. Tout est léger. Nous avons tourné à l’ancienne avec les animaux, leurs expressions, sans que ce soit un handicap.


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