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La première ministre sortante, Christine Fréchette, dit ne pas en savoir assez pour se prononcer sur le projet de gaz naturel liquéfié de Kino Aski et de Marinvest. Questionnée mercredi soir lors de l’émission Cinq chefs, une élection, la candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) reconnaît toutefois avoir rencontré les promoteurs par le passé.
J’en ai entendu parler, admet Mme Fréchette. Mais, selon elle, l’information à laquelle elle a eu accès n’est pas suffisante pour juger de l’initiative. Un PowerPoint, ce n’est pas ça qui nous permet d'avoir les éléments d’information suffisants, dit-elle.
Le projet lancé par la compagnie norvégienne Marinvest est désormais défendu par une nouvelle entreprise atikamekw, Kino Aski. Il vise à transporter du gaz naturel de l’Ouest canadien vers la baie des Anglais, à Baie-Comeau, d’où il serait liquéfié dans des bateaux-usines, puis expédié vers l’Europe.
La première ministre sortante maintient donc la posture qui a été celle de son parti jusqu’à présent, c’est-à-dire d’attendre qu’un processus réglementaire soit enclenché et avancé avant de prendre position.
Il n’en demeure pas moins que le projet est contesté dans la population et à l’Assemblée nationale, où Québec solidaire a déposé en février une motion pour que le gouvernement s’oppose au projet de gaz naturel liquéfié (GNL).
Plus récemment, une trentaine de chercheurs universitaires ont signé une lettre dénonçant les dangers environnementaux qu’un gazoduc représentait, selon eux.
Un document obtenu récemment par Radio-Canada montrait que Kino Aski a envisagé de commencer le processus réglementaire pour le projet au courant de l’automne.


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