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Journal de Saône-et-Loire révèle que plusieurs jeunes mineurs ont été victimes de viols et agressions sexuelles opérés par un dirigeant emblématique du club.
Passer la publicité Passer la publicitéCe sont des révélations qui vont ébranler le football français et plus précisément le club de Gueugnon (Régional 1) qui a connu son heure de gloire en 2000 avec une victoire surprise en Coupe de la Ligue face au Paris SG. De jeunes mineurs ont été victimes de viols et agressions sexuelles, dans les années 1980, de la part d'un ex-dirigeant du légendaire club de foot de Gueugnon, selon une enquête exclusive du Journal de Saône-et-Loire (JSL) dimanche.
Une dizaine de témoignages, dont six directement de victimes présumées, ont été recueillis par le quotidien local, évoquant des agressions sexuelles et des viols sur mineurs d'une dizaine d'années ou moins s'entraînant au FC Gueugnon.
Le suspect est décédé en 2014
Interrogé, le parquet de Chalon-sur-Saône n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP, tout comme le FC Gueugnon. Le journal a mené une enquête d'une année à la suite de la parution du roman de Valérie Perrin, autrice à succès originaire de Gueugnon et qui, dans son oeuvre de fiction «Tata» parue en 2024, évoque un personnage secondaire qui aurait été agressé sexuellement, enfant, au club de foot local, par un notable surnommé «Charpie».
Le JSL a retrouvé la trace de cet homme, décédé en 2014 à l'âge de 83 ans, et qui a été un des dirigeants les plus importants du club de foot depuis les années 1960 et jusqu'aux années 1980.
L'homme, célibataire et sans enfants, était un cadre des «Forges», le fabricant d'inox emblématique de Gueugnon (aujourd'hui Aperam), qui faisait vivre toute la ville ouvrière, ainsi que le club de foot.
Un notable respecté
Notable respecté, insoupçonnable et intouchable, il n'a jamais fait l'objet de procédure, les victimes présumées n'osant pas porter plainte, parfois empêchées par leurs parents. Aujourd'hui, les faits sont prescrits.
«Il aimait les garçons avant la puberté. Il se présentait comme un pseudo-docteur et il auscultait les jeunes garçons. Le surnom qu'on lui donnait entre nous, c'était le tâteur de couilles», témoigne dans le JSL une de ses victimes présumées.
Les agressions sexuelles alléguées vont des attouchements aux viols: deux victimes présumées évoquent ainsi des pénétrations au début des années 1980, à l'âge de 8 ans pour un garçon et de 12-13 ans pour l'autre.


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