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Après le dépôt de 3 offres de reprises, l’avenir de la Fonderie de Bretagne à Caudan (Morbihan) créée il y a 60 ans par Renault est entre les mains des administrateurs judiciaires.
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Par Morgane Macé Publié le 12 sept. 2026 à 9h57
Les emplois de 245 salariés de ce site industriel qui produit des pièces en fonte à destination des secteurs agricole, ferroviaire, hydraulique, le transport de la défense seront-ils sauvés in extremis ? Trois offres de reprise de la Fonderie de Bretagne (FDB) à Caudan (Morbihan) ont été déposées au tribunal de commerce de Lorient. Pendant leur examen qui va durer un mois, des administrateurs ont été désignés le 11 septembre 2026 pour assurer la gestion de l’usine.
L’identité des repreneurs confidentielle
Reprise l’an dernier par le groupe Europlasma, puis placée en redressement judiciaire en juillet 2026 pour cessation de paiements, la Fonderie de Bretagne qui emploie 245 salariés fait l’objet de trois offres de reprises, comme l’ont annoncé les administrateurs judiciaires, vendredi 11 septembre 2026 d’après l’AFP.
« Ces offres ont été émises par des acteurs industriels », précisent-ils dans un communiqué, mais sans divulguer l’identité des candidats repreneurs.
Examen des offres
Leur examen par le tribunal de commerce de Lorient est prévu lors d’une audience le 15 octobre. D’ici là, elles seront instruites et pourront encore être améliorées, informe l’AFP.
Dans le cadre de cette procédure, la direction a été dessaisie de la gestion de l’entreprise, laquelle a été confiée à deux administrateurs judiciaires.
Spécialisé dans la dépollution et la fabrication de pièces forgées pour l’industrie de la défense, Europlasma avait repris en avril 2025 la Fonderie de Bretagne, héritière des Forges d’Hennebont et longtemps prestataire de Renault, qui avait créé l’usine en 1966.
Europlasma s’était engagé à investir 15 millions d’euros sur trois ans sur le site de Caudan ambitionnant de diversifier la production, notamment avec la fabrication de corps creux pour des obus de mortier. Mais le groupe n’a jamais versé l’intégralité des sommes promises selon la CGT.
Pour rappel, la production de la Fonderie de Bretagne avait été interrompue près de six mois après un grave incendie survenu en janvier 2026, lequel a endommagé l’un des fours. L’activité de l’usine n’avait pu reprendre que début juillet, avec deux fours en activité sur quatre.
Avec AFP
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