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Par Le Figaro avec AFP
Le 8 juillet 2026 à 07h37
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Le ministre des Comptes publics, David Amiel, reçoit mercredi les syndicats de la fonction publique pour une réunion sur les rémunérations très attendue par les syndicats, qui exigent des augmentations de salaire dès 2026 et menacent d'une grève fin septembre. Après un report de cette rencontre initialement prévue lundi en raison de l'examen d'une motion de censure au Parlement, les huit organisations syndicales représentatives dans la fonction publique (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP) sont invitées à Bercy pour évoquer l'épineuse question des rémunérations.
Les syndicats réclament d'urgence de meilleurs salaires, alors que débute la discussion pour doter la France d'un budget. Ils estiment que la coupe est quasi pleine, après trois années de gel de la valeur du point d'indice sur la base duquel une partie de la rémunération des fonctionnaires est calculée, mais aussi la suppression d'une prime en faveur du pouvoir d'achat et un phénomène de «tassement» des grilles indiciaires qui entrave les évolutions de carrière. Leur revendication a été renforcée par la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences, en particulier un choc inflationniste et une flambée des prix des carburants.
Lassés par l'absence de réponses concrètes du gouvernement, les syndicats ne se font toutefois guère d'illusions concernant la réunion du jour, même si David Amiel lui-même a établi le diagnostic d'un système de rémunération des fonctionnaires devenu «obsolète». Car le gouvernement ne semble pas enclin à répondre favorablement aux demandes des syndicats, a fortiori dans un contexte de finances publiques dégradées.
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Situation budgétaire dégradée
La réunion se tient au lendemain d'un comité d'alerte sur les finances publiques où l'exécutif a réduit sa prévision de croissance pour 2026, heurtée par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, la ramenant de 0,9% à 0,7%, et où il a estimé désormais «difficile à atteindre» son objectif d'un déficit public ramené à 5% en 2026. C'est pourquoi il prévoit désormais au moins 9 milliards d'euros d'économies à faire en 2026 et non plus seulement 6 milliards. Un contexte qui limite quelque peu les marges de manœuvre concernant des hausses de salaires dans la fonction publique.
Mi-avril, les huit organisations syndicales ont quitté prématurément une réunion sur les salaires, déplorant l'absence de mesures immédiates et réclamant l'ouverture d'une négociation. Elles ont mis encore un peu plus la pression sur le gouvernement fin juin en appelant à une mobilisation le 29 septembre, sans exclure une grève.


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