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Les locataires d’un immeuble d’appartements dans l’ouest de Toronto ont mis fin à leur grève des loyers, qui durait depuis plusieurs mois, après que le propriétaire aurait renoncé à sa tentative d’augmenter rétroactivement les loyers de plus de 5 %.
Nous avons gagné parce que nous sommes restés forts et unis , déclare Luz Flores, une locataire du 75, avenue Spencer à Parkdale, dans un communiqué publié jeudi soir.
Nous étions déterminés à aller jusqu’au bout.
Les locataires de plus d’une trentaine de logements de l’immeuble ont commencé à retenir leur loyer en mars, qualifiant la hausse du loyer demandée par la société de gestion immobilière, MetCap, au-delà de la limite permise.
L’augmentation maximale autorisée pour les immeubles admissibles au contrôle des loyers en Ontario était de 2,5 % en 2025. Or, les propriétaires d’immeubles peuvent demander à la Commission de la location immobilière (CLI) pour financer des rénovations et des améliorations à l’immeuble.
Selon les locataires, les loyers auraient augmenté de 5,4 % si la demande de MetCap avait été approuvée.
MetCap, qui continue d’assurer la gestion de l’immeuble sous la nouvelle direction depuis mai, n’a pas répondu aux demandes d’entrevue vendredi.
Cependant, son vice-président des opérations, Michael Guyette, a déclaré à la Presse canadienne plus tôt ce mois-ci que l’entreprise avait présenté une demande d’augmentation au-delà de la limite permise pour la première fois en 16 ans.
La grève des loyers a été couronnée de succès parce que nos voisins ont fait ce dont tout le monde parle, mais que presque personne ne fait : ils ont formé une organisation indépendante, sont sortis des sentiers battus sur les plans juridique et politique, et ont directement affronté leur propriétaire, déclare Bryan Doherty, du groupe de défense des locataires Parkdale Organize.
Une autre grève débute
Ce dénouement survient alors qu’une autre grève des loyers a débuté le 1er septembre dans un immeuble d’appartements à Scarborough.
Une dizaine de familles résidant au 2293, avenue Eglinton Est ont cessé de payer leur loyer afin de faire pression sur leur propriétaire pour qu’il retire ses demandes de hausses au-delà de la limite permise pour 2025 et 2026.
La locataire Jennie Ernewein indique que de nombreux autres résidents ont manifesté leur intérêt à se joindre à la grève des loyers le mois prochain.

Une dizaine de familles résidant au 2293, avenue Eglinton Est sont en grève depuis début septembre.
Photo : Fournie par Jennie Ernewein
Elle explique qu’elle payait 1 700 $ par mois lorsqu’elle a emménagé dans son appartement de deux chambres il y a cinq ans et que le loyer est depuis passé à plus de 1 850 $ – une somme qu’elle peine à se permettre.
Cette mère monoparentale et travailleuse sociale craint de perdre son logement, car son propriétaire cherche à augmenter le loyer de plus de 8 % en deux ans afin de couvrir le coût des rénovations jugées nécessaires pour améliorer l’immeuble.
La crainte que je partage avec de nombreux locataires est qu’on serait un jour incapable de se permettre de rester dans nos logements. Où irions-nous?
Mme Ernewein précise qu’elle-même et d’autres locataires avaient reçu des avis d’expulsion quelques jours après avoir cessé de payer leur loyer.
La locataire raconte que son propriétaire avait demandé des augmentations de loyer au-delà de la limite permise de 0,6 % pour 2025 et de 3 % pour cette année. Si la CLI approuve ces demandes, son loyer grimperait de 8,2 % en deux ans.
Nos salaires ne suivent pas le coût de la vie […] on travaille si fort, mais on a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, déplore-t-elle.
Un petit nombre de grévistes
L’immeuble appartient à l'entreprise BGO et est géré par Drake Property Management.
Selon la société de gestion, seuls dix locataires sur 118 présentent des arriérés de loyer pour le mois.
Nous ne considérons pas cela comme un mouvement organisé, mais plutôt comme un petit nombre de résidents dont nous traitons directement la situation, déclare-t-elle dans un communiqué.
La société a indiqué avoir investi plus de 3,3 millions de dollars pour améliorer la qualité de vie des locataires en remplaçant les fenêtres, en aménageant les espaces verts extérieurs et en améliorant l’accessibilité de l’immeuble.
Elle fait valoir que les résidents sont légalement tenus de participer à hauteur d’un pourcentage des coûts d’investissement totaux.
Avec les informations de la Presse canadienne


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