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Près de 600 personnes évacuées de la Première Nation de Kasabonika Lake en raison des feux de forêt devraient commencer à rentrer chez elles mercredi depuis Toronto. Treize avions devraient les transporter dans un délai de quatre à six jours.
Alors que les pompiers continuent de lutter contre cinq feux de forêt près de Kasabonika Lake, la situation s’est stabilisée.
Les personnes évacuées, qui regroupent les membres les plus vulnérables de la communauté, représentent près de la moitié de la population de cette Première Nation.
Ils attendent patiemment. Ils savent à quel point cette évacuation était cruciale pour leur sécurité, déclare Chantel Stoney, conseillère de bande de Kasabonika Lake.
J’ai hâte que les membres de notre communauté reviennent, car leur santé mentale est tout aussi importante. Ils doivent s’ennuyer de leur foyer, de leur chambre et de leur routine.
Au total, 13 vols nolisés assureront le transport depuis Toronto. Ils feront escale à Thunder Bay pour se ravitailler en carburant avant de se diriger vers le nord.
La communauté espère que tous les résidents seront rentrés d’ici quatre à six jours, selon la disponibilité des appareils, indique Mme Stoney.
Nastassia Varela, porte-parole de la ministre de la Protection civile et de l’Intervention en cas d’urgence, a précisé par courriel que le ministère travaille en étroite collaboration avec le ministère des Richesses naturelles et Services aux Autochtones Canada pour coordonner le retour des membres de la communauté.

En raison des feux de forêt environnants, la Première Nation de Kasabonika Lake a procédé à l'évacuation de ses membres les plus à risque il y a un peu plus d'une semaine.
Photo : soumise par Matthias Anderson
Malgré cette accalmie locale, plus de 70 feux de forêt font rage dans le Nord-Ouest.
Mardi soir, neuf d’entre eux étaient maîtrisés, 13 étaient hors de contrôle et les autres demeuraient en observation.
Un soutien inédit pour les évacués
Les sinistrés ont séjourné dans des hôtels près de l’aéroport international Pearson de Toronto. Il s’agit de la première évacuation de la communauté en 20 ans.
Pour l’occasion, la Première Nation a reçu le soutien d’ISN Maskwa, un centre d’opérations d’urgence autochtone, afin d’assurer la sécurité et le bien-être des évacués.
L’équipe de soutien sur place les garde occupés, se réjouit Mme Stoney.
Les résidents ont notamment pu visiter l’Aquarium Ripley du Canada et le parc d’attractions Canada’s Wonderland.
Pendant ce temps, le personnel resté sur le territoire a veillé à la continuité des opérations essentielles de la Première Nation, au maintien de l’ouverture du magasin général et à la prise en charge des animaux de compagnie.
Une accalmie fragile face aux incendies
L’indice de danger de feu de forêt varie de faible à extrême à l’échelle de la région. Une grande partie des secteurs de Nipigon et de Thunder Bay, ainsi que certaines zones de Sioux Lookout, affichent un niveau de risque extrême.
Le risque était toutefois faible autour de Kasabonika Lake mardi soir.
La communauté a reçu environ 20 millimètres de pluie dans la nuit de lundi à mardi, offrant un répit temporaire.
Cependant, le sol forestier reste sec et propice aux incendies allumés par la foudre, qui peuvent couver sous le tapis végétal.
Dès que le temps s’assèchera, que les vents forciront et que le thermomètre grimpera, des incendies latents déclenchés par la foudre lors de l’activité convective pourraient faire surface jusqu’à une semaine plus tard, prévient Victoria Lee, agente d’information sur les incendies au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario.

Le feu de forêt Nipigon n° 16 : la fumée et les flammes sont visibles depuis la Première Nation de Kasabonika Lake, dans le Nord-Ouest de l’Ontario.
Photo : Fournie par Lloyd Lawson
Le plus grand brasier à proximité, l’incendie Nipigon 12, demeure hors de contrôle après avoir ravagé 2 119 hectares. Quant à l’incendie Nipigon 16, situé à six kilomètres au sud-est de l’aéroport de la Première Nation, les perspectives sont plus encourageantes.
Les équipes de pompiers forestiers progressent bien dans l’installation de lignes de lance sur les périmètres ouest et nord, soutenues par des hélicoptères bombardiers d’eau qui ciblent les points chauds, conclut Mme Lee.
Avec les informations de Sarah Law


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