Deux des plus beaux films d’animation vus l’année dernière étaient français et avaient connu leur première mondiale à Cannes avant d’être primés un mois plus tard au Festival d’Annecy. Prix du public, Amélie et la métaphysique des tubes était l’adaptation d’un roman autobiographique d’Amélie Nothomb tandis qu’Arco, Cristal du long métrage, marquait les débuts au cinéma du dessinateur Ugo Bienvenu. Sur la Croisette, on avait également découvert Marcel et Monsieur Pagnol, de Sylvain Chomet. Une magnifique triplette marquant l’intérêt croissant du festival pour l’animation, en sélection officielle mais également dans les sections parallèles – Quinzaine des cinéastes, Semaine de la critique et ACID.
Cette année, une dizaine de longs métrages auront été présentés, dont une majorité de productions françaises. Parmi elles, deux objets filmiques non identifiés qui ont le mérite de montrer que le cinéma d’animation permet toutes sortes d’audaces formelles. A l’ACID, Dimitri Planchon et Jean-Paul Guigue ont présenté Blaise, adaptation d’une série de bandes dessinées du premier. Blaise, 16 ans, est un garçon qui semble au premier regard peu dégourdi. Suite à sa rencontre fortuite avec une fille plus âgée et tout aussi seule que lui, voilà qu’il va se découvrir une fibre contestataire. Pendant ce temps, sa mère va vainement et maladroitement tenter de prouver à ses subalternes qu’elle n’est pas qu’une femme autoritaire et coincée, tandis que son père va apprendre que celle qu’il considérait comme sa meilleure amie, parce qu’il n’a pas vraiment d’avis, le trouve débile…


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