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CHRONIQUE - Militante du collectif NousToutes, de gauche, lesbienne, Diane Richard raconte dans Lutter sans se trahir sa rupture avec un féminisme refusant de défendre les femmes israéliennes après le 7 Octobre. Le récit frappant d’une désillusion intime et de la pureté militante régnant à gauche.
Elle s’appelle Diane Richard. Elle a grandi entre le 15e et le 16e arrondissement, a été scolarisée dans une école privée catholique. C’est à Sciences Po qu’elle est devenue « féministe, végétarienne et de gauche ». Elle a fait sa troisième année à l’étranger, sur un campus américain où les hommes blancs cisgenres étaient en minorité. Elle est devenue lesbienne. « Chomâctiviste » (nous ignorions ce terme avant de lire ce livre), elle a voué sa vie au militantisme, au sein du collectif NousToutes, créé par Caroline De Haas en 2018 dans le sillage de #MeToo. Mais, petit à petit, elle a vu le mouvement féministe se faire dévorer par l’antiracisme identitaire, céder au double standard qui hiérarchise les victimes et les coupables selon leur couleur de peau et s’aveugler sur l’antisémitisme. Elle raconte dans un livre, Lutter sans se trahir (Stock), l’ampleur de sa désillusion.
Le premier choc a eu lieu au moment de la mort de Nahel, où elle a vu des militantes féministes prendre la…


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