NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Loïk Le Priol et Romain Bouvier sont jugés pour assassinat et tentative d’assassinat du rugbyman argentin Federico Martín Aramburú, abattu en plein cœur de Paris en mars 2022.

THIBAULT SOUNY / AFP
Le rugbyman Federico Martín Aramburú a été assassiné dans la nuit du 18 au 19 mars 2022, en plein coeur de Paris.
C’est une mort qui n’avait pas seulement bouleversé le monde du rugby. Ce lundi 7 septembre s’ouvre devant la cour d’assises de Paris le procès de Loïk Le Priol et Romain Bouvier, principaux accusés dans l’assassinat du rugbyman argentin Federico Martín Aramburú, tué dans la nuit du 18 au 19 mars 2022, en plein cœur de Paris.
Loïk Le Priol et Romain Bouvier, deux militants d’extrême droite et anciens membres du GUD, sont respectivement jugés pour assassinat et tentative d’assassinat. Retour sur les différents éléments de ce procès qui va se tenir jusqu’au 26 septembre, plus de quatre ans après les faits.
• Que s’est-il passé dans la nuit du 18 au 19 mars 2022 ?
Tout débute vers 5 heures du matin, au bar Le Mabillon, dans le VIe arrondissement de Paris, lorsque Federico Martín Aramburú et son ami Shaun Hegarty s’installent à une table toute proche de Romain Bouvier, Loïk Le Priol et sa compagne, Lyson Rochemir. Selon L’Équipe, qui s’appuie sur les caméras de vidéosurveillance, les premières discussions sont cordiales entre les deux groupes.
Mais tout dégénère quand un autre homme est violemment éconduit par Loïk Le Priol et Romain Bouvier, avec des termes « dévalorisants » tels que « sous-homme » employés, selon le JDD. Les deux rugbymen interviennent alors pour calmer les esprits. Loïk Le Priol se lève alors, attrape Shaun Hegarty par la nuque et lui met des petites claques sur la joue. « Nous on est d’ici, on est chez nous », déclare quant à lui Romain Bouvier, selon Libération, interrogeant les deux rugbymen sur leur accent et leur origine.
La situation dégénère au départ de Shaun Hegarty et Martin Aramburu du bar. En partant, ce dernier tire d’un coup sec sur la capuche de Loïk Le Priol, encore assis, le faisant chuter de sa chaise. Une violente bagarre se déclenche alors, mais les deux rugbymen finissent par partir tandis que les deux militants d’extrême droite sont retenus par la sécurité du bar.
Furieux, Loïk Le Priol sort alors un pistolet, qu’il charge, ainsi qu’un brassard de police. Selon l’un des serveurs cités par L’Équipe, il aurait clamé en se frappant le pectoral : « Je vais le tuer, lui », puis part à la poursuite d’Aramburu et Hegarty. Il est suivi quelques minutes plus tard par Romain Bouvier qui, conduit par Lyson Rochemir, retrouve en premier les deux hommes sur le boulevard Saint-Germain. Il descend du véhicule, et tire alors à quatre reprises en direction de Martin Aramburu, avant de s’enfuir.
Une quarantaine de secondes plus tard, c’est Loïk Le Priol qui arrive sur la scène. Une nouvelle bagarre se déclenche avec les deux rugbymen, jusqu’à ce que Le Priol porte sa main à la ceinture, sorte son arme et tire à six reprises sur Aramburu, qui ne se relèvera pas. Il s’enfuira également. Les deux hommes seront interpellés peu de temps après, Romain Bouvier dans une abbaye dans la Sarthe, Loïk Le Priol à la frontière entre la Hongrie et l’Ukraine.
• Qui était Federico Martín Aramburú ?
Federico Martín Aramburú est un ancien joueur de rugby argentin (26 sélections en équipe nationale) ayant notamment joué à Biarritz. Il se trouvait à Paris pour assister au match France-Angleterre avec son ami et associé Shaun Hegarty, lui aussi rugbyman. Ses anciens coéquipiers décrivaient une « belle personne », dotée d’une « très grande générosité ».
• Que sait-on des accusés ?
Loïk Le Priol et Romain Bouvier sont des anciens militants du GUD, groupuscule d’extrême droite radicale dissout en 2024, proche de la mouvance néonazie.
Loïk Le Priol, 32 ans, est un ancien militaire. Commando marine, il était notamment parti en opération extérieure au Mali à partir de 2013. Il avait été rapatrié de Djibouti en juillet 2015, sur la recommandation des médecins militaires, en raison d’un « état de stress post-traumatique sévère », rappelait Mediapart. C’est à son retour en France qu’il s’engage au GUD.
C’est là qu’il y rencontre Romain Bouvier, 35 ans, également membre du groupuscule d’extrême droite. « Il aime jouer les voyous. Leurs passions avec Le Priol, c’étaient la baston et les armes », racontait à Streetpress l’une de ses connaissances. Selon le JDD, les policiers de la brigade criminelle avaient saisi à son domicile une dizaine d’armes à feu de différents calibres, ou encore un exemplaire en allemand de Mein Kampf et une statuette d’Adolf Hitler.
Les deux suspects sont connus de la justice. Loïk Le Priol et Romain Bouvier avaient été condamnés en 2022 à deux et trois ans de prison pour avoir passé à tabac et torturé en 2015 un ex-dirigeant du GUD, Édouard Klein.
• Quels sont les chefs d’accusation ?
Seul Loïk Le Priol sera jugé pour assassinat, c’est-à-dire pour meurtre avec préméditation, tandis que Romain Bouvier sera jugé pour tentative d’assassinat. Ils sont présumés innocents.
Après une longue procédure, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a finalement estimé qu’il n’y avait pas « dessein criminel commun » entre les deux suspects, distinguant les deux scènes. Ils encourent tous deux la réclusion criminelle à perpétuité, la peine la plus lourde du Code pénal français.
Deux autres personnes seront par ailleurs jugées à ce procès : Lyson Rochemir, pour complicité de tentative d’assassinat, et Antony Sorrentino, qui a aidé Romain Bouvier dans sa courte cavale, pour complicité et recel de malfaiteur.
• Quelle est la défense des accusés ?
Durant ses auditions, Loïk Le Priol a affirmé s’être senti en « danger » face aux deux rugbymen, et avoir tiré « dans un réflexe reptilien » pour sa « survie ». L’expertise médicale montre toutefois que les plaies d’entrée de Martin Aramburu se trouvent dans son dos, ce qui complique l’hypothèse de la légitime défense, rejetée par la chambre d’instruction. Selon des informations d’Au Poste et de Libération, les déclarations de Loïk Le Priol en détention sont d’ailleurs très différentes. « Ce que j’ai préféré, ce sont les quatre dernières bastos que je lui ai mis dans le buffet », a-t-il dit à un tiers en 2023.
Loïk Le Priol met également en avant son trouble de stress post-traumatique lié à son passé militaire, qui pourrait influer sur sa responsabilité pénale. Cet argument sera l’un des principaux enjeux du procès.
De son côté, Romain Bouvier affirme lui aussi s’être senti « menacé » et avoir paniqué face à Aramburu, et avoir tiré pour protéger sa fuite sans intention de blesser. Ce sont pourtant eux deux qui sont partis à la poursuite des rugbymen.


2 day_ago
5



























.jpg)






French (CA)