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Dans un communiqué de presse envoyé ce mercredi 7 octobre, la direction de l'université de Tours dit comprendre les demandes des étudiants tout en appelant à la fin des blocages.
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Par Zachary Manceau Publié le 7 oct. 2026 à 18h29
Alors que la quasi-totalité des sites de l’université de Tours (Indre-et-Loire) sont fermés jusqu’à ce vendredi 9 octobre, la direction dit vouloir continuer le dialogue avec les étudiants en colère, ce mercredi 7 octobre 2026, dans un communiqué de presse.
Dans le même temps, elle appelle à la fin des blocages, à la réouverture des sites universitaires et à la reprise des cours. « La fermeture prolongée des sites ne peut constituer une situation satisfaisante. »
L’université de Tours souhaite « poursuivre le dialogue »
« Depuis une semaine, plusieurs sites de l’université de Tours font l’objet de blocages entraînant une fermeture administrative des facultés, instituts et écoles, écrit l’université. Dans ce contexte, l’établissement a souhaité maintenir le dialogue avec l’ensemble de la communauté universitaire. »
Elle affirme avoir organisé, « à l’initiative de la présidence », un échange avec les organisations syndicales étudiantes ce mardi 6 octobre. « Le président de l’université a également échangé avec les étudiantes et étudiants élus de l’université ainsi que des représentants des assemblées générales ce mercredi matin afin d’entendre leurs revendications. »
« L’université de Tours est historiquement sous-dotée »
Concernant la sous-dotation de l’université de Tours et de l’enseignement supérieur d’une manière générale, la direction se dit en accord avec les étudiants. « L’université de Tours est en effet historiquement sous-dotée et travaille depuis plusieurs mois sur cette question, notamment avec le rectorat, afin de faire reconnaître ses besoins et d’obtenir des moyens à la hauteur de ses missions. »
Sur la question des droits différenciés entre étudiants français et étudiants internationaux, le président de l’université, Philippe Roingeard, dit « entendre ces revendications » et partage « un certain nombre des préoccupations exprimées ».
Il certifie avoir « utilisé les marges de manœuvre du décret dont nous disposions, notamment à travers les dispositifs d’exonération », tout en alertant sur les difficultés financières des universités et sur le manque de moyens.
« Les blocages ne peuvent constituer une solution durable »
Si l’université de Tours dit comprendre les revendications des étudiants, elle rappelle que « les blocages ne peuvent constituer une solution durable » car « ils empêchent une partie de la communauté universitaire d’accéder à ses lieux d’étude et de travail ».
« L’université est un lieu de débat, de dialogue et d’expression démocratique, souligne Philippe Roingeard. Nous devons préserver cette capacité à échanger, mais nous devons également pouvoir assurer notre mission de service public et permettre à toutes les étudiantes et tous les étudiants qui le souhaitent de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions. »
Des blocages qui « pénalisent les étudiants les plus fragiles »
L’université déplore des blocages qui « pénalisent particulièrement les étudiants les plus fragiles, en les privant notamment de l’accès à certains services universitaires et de proximité. »
Elle a annoncé poursuivre les échanges avec les étudiants en espérant une issue favorable pour la reprise normale des activités.
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