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Canicule, sécheresse… Face au manque d’eau, la ville de Plouha (Côtes-d’Armor) a repensé sa façon de gérer ses espaces verts. Explications avec le responsable du service…
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Par Rédaction Paimpol Publié le 12 sept. 2026 à 6h10
Périodes de canicule à répétition, déficit de pluie : l’été 2026 a été marqué par la chaleur et la sécheresse.
Face à ces nouvelles conditions climatiques, la commune de Plouha (Côtes-d’Armor) fait évoluer sa gestion des espaces verts et repense progressivement ses aménagements.
« C’était déjà compliqué l’année dernière, mais cet été, c’était encore pire. » Le constat de Loïc Bouquin, responsable des espaces verts à la mairie, est sans appel.
Le changement climatique n’est plus une perspective lointaine, mais une réalité avec laquelle les agents doivent désormais composer. « Dès le mois de juin, cela a été compliqué, plus tôt que d’habitude », poursuit-il.
La municipalité dispose pourtant de deux réserves d’eau de pluie, l’une de 60 000 litres aux services techniques, l’autre aux abords de l’église de Plouha. Malgré ces équipements, il a fallu restreindre très tôt l’arrosage des espaces verts, avant même les mesures d’interdiction imposées par la préfecture.
« Chaque goutte d’eau compte »
Pour faire face, la commune de Plouha modifie ses pratiques.
L’arrosage est effectué à la fraîche, entre 6 h et 10 h le matin, tandis que les systèmes de goutte-à-goutte et la récupération des eaux pluviales se développent.
Mais l’adaptation passe aussi par le choix des végétaux.
Nous diminuons progressivement les fleurs grandes consommatrices d’eau et nous nous tournons vers des plantes qui résistent à la sécheresse.
Graminées, plantes grises, lavandes ou encore cactus, moins gourmands en eau, se multiplient ainsi dans la ville.
Depuis plusieurs années, le paillage a également fait son apparition dans les massifs. Il permet de conserver davantage de fraîcheur dans le sol en limitant l’évaporation.
Chaque goutte d’eau compte
Des aménagements repensés
« Entre les massifs, le cimetière et les différents espaces, nous gérons près d’un hectare », explique Marc Le Chat, adjoint au cadre de vie.
Avec une équipe d’une dizaine d’agents, le service espaces verts assure l’intégralité de la production végétale de la commune. « L’équipe est mobilisée pour s’adapter à tous ces changements », poursuit l’élu.
Cette évolution concerne également les aménagements urbains. La désimperméabilisation des cours d’école a commencé.
Nous supprimons du bitume pour remettre des espaces en herbe qui peuvent aussi être utilisés par les écoliers pour créer un jardin.
Des mares sèches sont également en cours de création au pied des arbres ou en bas des gouttières. « Cette pratique permet de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre au lieu de l’envoyer dans le réseau d’eaux pluviales », précise Marc Le Chat.
Créer davantage de fraîcheur
D’autres projets sont déjà envisagés. Un îlot de fraîcheur devrait notamment voir le jour aux abords des terrains de tennis. « Nous y créerons aussi un chemin sensitif à partir de matériaux recyclés, une manière de reprendre contact avec la terre », souligne Loïc Bouquin.
Face au changement climatique, la commune de Plouha cherche ainsi à conjuguer économie de la ressource en eau, adaptation des plantations et transformation des espaces publics.
Des changements parfois discrets dans le paysage, mais qui dessinent peu à peu une nouvelle manière de végétaliser la ville : moins gourmande en eau et mieux adaptée aux étés qui s’annoncent plus chauds et plus secs.
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