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Cette mer fermée, devenue un carrefour commercial en plein essor, notamment grâce à la nouvelle route dite « du Middle Corridor » qui relie l’Asie à l’Europe sans passer par la Russie, est désormais un enjeu stratégique pour tous les pays qui l’entourent.

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Le port de Bandar-e Anzali (Iran), le 23 juillet 2025. Le port de Bandar-e Anzali (Iran), le 23 juillet 2025.

Là-bas, la navigation est plus tranquille. Etranglé par le blocus maritime qui paralyse ses ports le long du golfe Persique, l’Iran se tourne vers sa face nord bordée par la mer Caspienne. Cet espace fermé, inaccessible à la marine américaine, lui donne un accès précieux à la Russie.

Le cabinet d’analyse de données maritimes Windward a remarqué qu’au cours du semestre qui a suivi le 28 février 2026, début des attaques israélo-américaines sur l’Iran, le trafic de pétroliers et de navires russes de transport de marchandises au large des côtes iraniennes avait augmenté de 13 %, passant à 235 navires contre 208 sur la même période précédente. Dans le même temps, le nombre de navires iraniens a augmenté de 7 % dans les eaux russes, passant de 142 à 152.

De quoi corroborer les récentes déclarations du haut responsable iranien chargé du commerce, Mohammad Reza Talaei, à propos d’un « réacheminement des flux de l’océan Indien vers les routes passant par la Russie et la mer Caspienne ». « Plus de 30 % des importations du pays transitent désormais par les ports du Nord », a-t-il déclaré à l’agence de presse officielle IRNA, le 21 juillet.

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