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Mon cancer et la mort.
Ma profonde compassion et mes sincères prières vont à toutes les personnes atteintes d’un cancer ou d’autres maladies, sans oublier les enfants, et aussi à leurs proches.
Actualité en France - Janvier 2026 : le meurtre par euthanasie.
Mon histoire personnelle pour témoigner.
J’ai eu un cancer du sein en 2005, stade 4 (le plus élevé). Je devrais être dans un cimetière et pourtant je vis. Les mots d’un gynécologue qu’une de mes filles est allée consulter, qui a lu le compte rendu d’anatomopathologie (analyse de mes cellules cancéreuses) : « ce n’est pas rien ce que votre maman a eu. »
J’ai eu un traitement de chimiothérapie et de radiothérapie. Ensuite, j’ai été suivie trois ans (délai de ma rémission vis-à-vis du type de mon cancer) par mon chimiothérapeute. Lors de ma dernière visite dans son bureau du centre de cancérologie où j’étais soignée, il m’a avoué que j’étais une miraculée, et, que malgré les traitements reçus je ne devrais pas être là.
Je lui ai répondu naturellement :
« C’est Jésus qui m’a guéri, nous L’avons prié avec une amie. »
Que s’est-il passé durant ce temps, de l’opération jusqu’à cette dernière consultation ?
Un cancer stade 4, jeune maman (ma dernière fille n’avait que 2 ans, l’aînée en avait 13), un protocole médical très lourd qu’une personne âgée ne pouvait pas supporter. Je le confirme.
En effet, mes globules blancs, rouges et mes plaquettes étaient tombés à zéro. J’ai dû notamment réapprendre à marcher. Cela n’a pas été du tout facile, bien au contraire.
Aujourd’hui, 20 ans après, j’ai encore des effets secondaires de la chimiothérapie, notamment la fatigue. Je peux dire que je rechute, que je suis plus vite fatiguée et que la fatigue arrive plus vite maintenant.. Le quotidien n’est pas facile. Je ne peux plus travailler, je suis obligée de tout organiser comme mes rendez-vous que l’après-midi, le matin je ne fais rien au risque de ne pouvoir rien faire le restant de la journée. J’ai aussi en plus un cumul de vingt-et-une opérations chirurgicales, des prothèses dans les jambes…
Ce lourd protocole médical que j’ai reçu était de six chimiothérapies (une toutes les trois semaines) puis de vingt-trois séances de radiothérapie. Je voyais arriver le jour de la troisième chimiothérapie alors que j’étais déjà très faible, et je pensais aux trois autres à suivre. Pour moi c’était de l’acharnement, que je n’allais pas supporter cette troisième et encore moins les autres.
Je voulais tout arrêter. Tant pis la mort aurait gagné. Je n’arrivais plus à me battre, ni physiquement, ni intérieurement (pourtant jeune convertie en 2001, quatre ans avant).
Mon chimiothérapeute était soucieux lorsqu’il m’a vu dans la salle d’attente. C’était pourtant un ours, quelqu’un de très solide… J’ai eu peur en le voyant inquiet en se penchant vers moi.
Je lui ai dit que je n’arrivais plus à me battre, que c’était de l’acharnement et que je n’étais pas sûr de vouloir continuer la chimiothérapie.
J’ai quand même accepté cette troisième injection (trois grosses seringues que j’avais surnommées fraise, grenadine, framboise. Leur couleur m’y faisait penser). Il avait réussi à me convaincre de continuer.
Mon état physique n’a pas cessé de se dégrader. Même garder les yeux ouverts était impossible à la lumière du jour. Je n’avais plus de force musculaire et la lumière me faisait très mal aux yeux.
Pendant cette période, Jésus m’a appris l’abandon et le don.
L’abandon en sa volonté, le don pour Lui offrir tout, pour sa gloire, pour la conversion des âmes…
Il est arrivé un moment où je n’avais plus trop la force de penser tant mon état était très faible. Mon corps ne m’appartenait plus puisque je ne pouvais plus le gérer comme tout être humain en bonne santé. Plus de force de me doucher non plus. Mes rares sorties se faisaient avec une perruque et dans un fauteuil roulant. Ma famille a subi tout cela.
Dans les moments les plus difficiles je disais simplement à Jésus :
« Prenez ».
Intérieurement je ne pouvais pas faire plus, ni faire une simple prière. C’était au-dessus de mes forces. Je n’avais plus assez d’énergie pour parler. Oui, parler demande beaucoup.
Mon offrande était prière simple, pure et sincère.
Jésus s’est donc servi, a accueilli toutes mes souffrances et leurs conséquences.
Comme je n’avais pas la force de formuler mes intentions, Il avait simplement à prendre ce qu’Il voulait de moi et de mon corps.
C’est mon cœur, ma volonté et mon espérance qui Lui offraient ce qu’il y avait à offrir.
Au fur et à mesure que je m’offrais, j’ai alors découvert que j’étais un peu soulagée physiquement. Cela ne durait pas longtemps mais avait la peine d’être réel.
Ce que j’offrais n’était pas la mort, l’inertie, mais au contraire, tout devenait vie.
Oui, la souffrance offerte n’est pas vaine mais elle est vie.
C’est le drame de notre société, alors que nous sommes au 21ème siècle, les hommes de loi et d’autres ne connaissent pas encore ce qu’un être humain est capable de faire même dans une extrême faiblesse et vulnérabilité.
J’avoue aujourd’hui, après toutes mes épreuves et souffrances, notamment après vingt-et-une opérations chirurgicales,
que c’est dans ces moments difficiles que ma foi et ma prière ont été les plus belles et,
qu’ils m’ont permis de m’abandonner totalement en Dieu à chaque fois, oui vraiment, et de manière de plus en plus déterminée,
mais surtout dans une humilité grandissante et une espérance vivifiante :
tout remettre à Dieu. Je me suis donc habituée à Lui dire : « Prenez tout ».
J’ai eu de la chance d’avoir ce cancer car Dieu m’a appris à offrir mes souffrances et leurs conséquences. Tout est devenu vie, rien n’était vain.
Peu importe si je ne sais pas à quoi cela a servi, Dieu le sait exactement. Il a pris ce qu’Il voulait, ce dont Il avait besoin.
Aujourd’hui, jeudi 22 janvier 2026, c’est encore difficile au quotidien notamment cette fatigue dès que je me lève dont j’ai parlé plus haut, et là encore tout est offert, encore et encore, cela n’a pas de fin.
Donc non à la mort, non à l’euthanasie et oui à la vie, parce que jusqu’au dernier souffle que Dieu nous donne (Job 12, 10) tout est possible, puisque tout est abandon et don de soi dans une totale confiance et espérance.
Dans de grandes souffrances, nous sommes capables de déplacer les montages dans un silence qui nous unis à Dieu.
Être dans un lit ne veut pas dire être restreint, bien au contraire, car notre offrande va jusqu’aux extrémités de la terre. L’amour en est la dynamique.
L’esprit de certains c’est de croire ou de faire croire que la souffrance est obscurité, et qu’il faut y mettre fin, alors que lorsque qu’elle est vécue en union avec Dieu elle est lumière. Lorsque nous souffrons, nous nous déposons sur la Croix du Christ. La Croix du Christ est source d’amour, de lumière, de vie éternelle. Le Christ vit alors en nous. Il rend donc fécond tout ce que nous Lui offrons avec un cœur en vérité, voire une certaine maturité de la foi, parce que notre Cœur est associé au sien. Son divin Cœur a pris soin de vivre chaque souffrance infligée et toutes les conséquences, sans rien perdre, sans rien retenir, en vivant entièrement chaque instant qui est précieux et dans l’héroïsme discret de la patience.
Et dire qu’une seringue voudrait rendre cette vérité impossible.
Lorsque nous restons fixés sur Dieu, le meurtre proposé par l’euthanasie n’a pas sa place. L’euthanasie est une insulte à la vie.
Lorsque nous offrons notre corps mutilé et souffrant au Christ, Il y rayonne.
Il vient alors souffrir en nous. L’esprit du monde veut rendre cette union impossible, voire inexistante.
C’est dans mes souffrances unies à Dieu que ma vie prend tout son sens et que ma foi est à son comble. Là, est la vie féconde.
À l’aube de la mort, la vie gagne encore et toujours. En effet, ce n’est pas la mort qui nous attend au Ciel mais la vie éternelle. Rien ne meurt, tout vit.
Lorsque l’on s’offre, on ne pense pas à soi, on ne s’apitoie pas sur soi, parce que l’amour s’exprime. Là tout est vie, tout prend sens à la vie.
Folie pour le monde, sagesse en Dieu.
En Dieu la mort n’a pas sa place.
En Dieu tout est vie en Lui, par Lui et pour tous.
Voici mon témoignage pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.
Véronique (22/01/2026)
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Vous qui êtes tentés de vous tuer par l'euthanasie, déposez vos souffrances sur la Croix de Jésus, demandez-Lui de vous soulager, offrez-Lui tout de vous, faites-Lui confiance. Il vous aime.
N'écoutez pas les ténèbres qui veulent vous faire commettre l’irremplaçable, l'horreur absolue, car il sait très bien que vous serez jugés avec l'acte ignoble de la mort que vous vous aurez octroyé. Rejetez les ténèbres !
Recevez la lumière du Christ qui vous récompensera pour vos actes d'offrandes héroïques. Oui, s'offrir est un acte héroïque, parce que nous avons l'audace de donner vie à la vie. Oui, offrir notre souffrance est un acte de vie.
Sachez que la Vierge Marie et Jésus sont auprès de chaque personne qui souffre. Oui, vraiment. Ils prient ensemble, dans un même cœur auprès d'elle. Alors, je vous invite à vous unir à eux, dans leurs cœurs, en leur présence auprès de vous.
Votre sœur Véronique
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