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Par Victorien Cosson
Publié le 20/08/2026 à 16h23, mis à jour le 20/08/2026 à 16h55
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La police de l’immigration américaine souhaite éviter tout risque de fuite de données. Elle prévoit de développer son propre prototype de lunettes connectées pour faciliter.
Aux États-Unis, les agents du service de l’immigration et des douanes (ICE) ne pourront plus utiliser de lunettes connectées commercialisées par Ray-Ban Meta. Dans une note de service publiée le 18 août et dévoilée par le New York Times, l’agence américaine considère ces lunettes comme des caméras portables dont l’usage ferait courir un risque de fuite de données.
Selon le directeur par intérim de l’ICE, David Venturella, «l’utilisation des lunettes Meta ou d’appareils similaires pourrait entraîner la capture, l’enregistrement ou la transmission involontaires d’informations sensibles, compromettant potentiellement la vie privée et les protections juridiques ». Cette nouvelle politique s’adresse à l’ensemble du personnel et notamment aux agents de terrain. Le New York Times indique qu’ils ont été prévenus du changement de réglementation, dès le mois de juin, par un courriel interne.
Développer son propre prototype
Les lunettes connectées Ray-Ban Meta sont équipées d’une petite caméra située sur la monture, capable d’enregistrer des images et du son. L’entreprise américaine Meta n’a pas souhaité commenter l’information.
Avant l’ICE, d’autres administrations avaient déjà interdit l’utilisation de ces lunettes. L’État de New York est notamment devenu le premier à en interdire l’usage dans ses palais de justice pour que «personne ne puisse être filmé à son insu». D’après le quotidien new-yorkais, certains commerçants les ont également bannies de leurs établissements.
L’ICE, régulièrement critiquée pour ses méthodes jugées agressives, souhaiterait trouver un modèle de remplacement exempt de risques pour les données. Dans la proposition de budget du département de la Sécurité intérieure présentée en avril 2026, l’agence américaine réclame une enveloppe de 7,5 millions de dollars afin de développer son propre prototype. Elle souhaite offrir à des agents des lunettes permettant «l’identification biométrique des étrangers en situation irrégulière».


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