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Le conjoint de Louise Dufour vient d'obtenir son congé des soins intensifs. Une branche lui est tombée sur la tête alors qu'il était en forêt, à proximité du lac Dandurand, en Haute-Mauricie.
L'homme qui l'accompagnait a réagi rapidement en le sortant du bois en motoneige.
Ils ont quitté le lac Dandurand pour se rendre au CLSC de Parent, à une trentaine de kilomètres, puis il a été pris en charge en ambulance pour être transporté à l'hôpital de La Tuque.
Il y a une ambulance au CLSC de Parent, mais il n'y avait pas de premiers répondants sur place, donc pas d'autorisation de partir en ambulance, déclare Mme Dufour, qui décrit la blessure de son conjoint comme étant une fracture du crâne.
Ils ne sont que deux premiers répondants dans le village. C'est là un des problèmes qui complique le déploiement des plans d'urgences du secteur Parent, selon le comité santé, mais ce n'est pas le seul. Ajoutons à cela, une communication qui peut porter à confusion.
Le 911 ne savait pas où c'était situé (l'accident). Ils demandaient la latitude et la longitude. C'est un peu compliqué quand tu as quelqu'un qui est plein de sang à côté de toi. ''Est-ce que j'envoie La Tuque ou Mont-Laurier?'' C'est toujours le problème quand c'est sur ce chemin-là, explique l'une des membres du comité santé des usagers de Parent, Marie-Paule Robichaud.
Appelé à expliquer comment les soins d'urgence sont coordonnés, le CIUSSS de la région n'a pas été en mesure d'accorder une entrevue. Par courriel, on explique qu'en cas de situation urgente, les citoyens doivent composer le 911. L’appel est alors pris en charge par le Centre de communication santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec, qui évalue la situation et coordonne le déploiement des ressources appropriées, soit des premiers répondants et des [ambulanciers] paramédicaux.
On mentionne aussi qu'une infirmière est en place au CLSC et qu’elle peut aider pour stabiliser un patient au besoin, mais que l'accès aux services de santé en région éloignée est complexe.
On a perdu environ 1 h 30 parce que la communication ne s'est pas faite assez vite. C'est ce qu'on voudrait demander au comité des usagers, que le 911 communique en même temps au CLSC et aux premiers répondants, ajoute Mme Robichaud.
Le dernier enjeu, c'est l'état des chemins. En ce moment, la neige rend la route difficilement praticable. Certains appréhendent l'arrivée du printemps, qui risque d'amener avec lui des crevasses sur la chaussée. Plusieurs résidents de Parent espèrent une solution pérenne qui garantira leur sécurité.

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Le reportage de Molly Béland
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers


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