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«Est-ce qu’il y a des Boss Lady ce soir ?» : Theodora enflamme le Zénith de Paris, avec une apparition surprise de Gims

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NOUS Y ÉTIONS - La jeune chanteuse de 22 ans, quadruple lauréate des Victoires de la musique, a lancé dimanche à la Villette sa série de quatre dates parisiennes.

Porte de Pantin, dimanche soir, 20 heures. La jeune chanteuse Theodora, sacrée de quatre Victoires de la musique en février dernier, entame sa tournée des Zéniths parisiens pour quatre concerts. Initialement prévue pour une seule date, annoncée en juin dernier, l’artiste a finalement ajouté trois soirs supplémentaires, tous à guichets fermés, du dimanche 29 mars au mercredi 1er avril.

Quelque 7000 spectateurs, en grande majorité des femmes, vêtus de rose, de fourrure, de corsets et de moonboots, attendaient ce rendez-vous avec impatience. Il y a tout juste un an, on n’entendait pas encore parler d’elle. À 22 ans, Theodora mérite pleinement son surnom de «Boss Lady». Révélée comme l’artiste féminine francophone la plus écoutée de 2025 selon Billboard France, elle a confirmé sur scène l’étendue de son univers et de son talent.

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Ces quatre dates au Zénith de Paris viennent clore le «MEGA BBL TOUR», lancé le 16 mars à Bordeaux et composé de 11 dates en France, auxquelles s’ajoute une date à Bruxelles. Encore peu habituée aux grandes scènes, la chanteuse n’a lancé sa carrière qu’en 2024 avec son titre Kongolese sous BBL, avant de sortir en 2025 son premier album BAD BOY LOVESTORY, puis sa réédition MEGA BBL.

«On peut se reconnaître en elle»

Dehors, les fans s’impatientent. Jeunes, colorés, ils ont soigné leur tenue pour cette soirée. Nombre d’entre eux ont découvert Theodora avec Kongolese sous BBL et revendiquent l’influence de l’artiste, qui les pousse à assumer leur style. « Elle nous a inspirées de sortir comme on veut, d’assumer nos formes. Elle a dit “être sexy c’est être libre”, donc porter le moins de tissu possible », explique Johanna, 22 ans. « Dès que j’écoute ses morceaux j’ai envie de bouger. Elle porte un message positif pour toutes les femmes, on peut se reconnaître en elle », ajoute sa copine Madeleine.

Pour Theodora, j’ai tout osé : couleurs, mélanges, deux chemises nouées en une pour en faire une jupe, ça ne sera jamais trop pour elle

Marina, 20 ans

Lors de la cérémonie des Flammes, Theodora avait dédié son prix de révélation féminine de l’année « à toutes les femmes noires un peu bizarre ». Revenus sur ces mots avec ses fans, Marina et Esther témoignent : « C’est important de montrer que les femmes artistes noires, c’est n’est pas seulement Aya Nakamura. On peut avoir son propre univers, son esthétisme, tout en respectant celle des autres. Être une femme noire ne dicte ni sa tenue, ni sa musique, ni sa danse. Comme toutes les femmes, on est pluriel. »

« Pour Theodora, j’ai tout osé : couleurs, mélanges, deux chemises nouées en une pour en faire une jupe, ça ne sera jamais trop pour elle », ajoute Marina. D’autres lorgnent les invités : « On espère voir Disiz, Luidji ou Juliette Armanet» Avant même que Theodora n’entre sur scène, les fans font la queue devant les stands de merchandising, poster à quatre euros, t-shirt à une trentaine, avec un enthousiasme que Kevin Muller, responsable du merchandising de la salle, résume d’un laconique « Ça cartonne ».

Une scénographie par tableau

20 h 50. La musique Moi… Lolita d’Alizée, signée Mylène Farmer, muse assumée de Theodora, retentit : « C’est pas ma faute, et quand je donne ma langue au chat… » Les lumières s’éteignent. Theodora surgit, tutu noir étoilé, extravagante et atypique, elle entre sur scène à 243 km/h, le titre du morceau. Le show est lancé. La scénographie est conçue comme un bâtiment, une tour centrale et, à côté, des pièces, dont un salon de cosmétiques et un salon de perruques, le tout baigné dans une palette rose.

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Les musiciens - tromboniste, guitariste, violoncelliste, batteur - sont perchés en haut à droite de la construction, surplombant le public. Quatre titres s’enchaînent avant son premier « Comment allez-vous Paris ? ». Deux heures intenses suivent. Une trentaine de morceaux chantés. Chaque titre dispose de son propre décor : un casque rose géant pour Mon casque, un salon de manucure pour Sorry Sorry So, des visuels de Windows XP pour Bad Boy Lacked.

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C’est dans les excès assumés que le concert trouve son ton : strip-teaseurs, pistolets à strings projetés dans la foule, twerks (danse qui remue hanche et fesse). Theodora déploie sa palette éclectique : pop, rap, jazz, bouyon. Sex model, sans la présence du rappeur PLK, laisse le public tiède. Il faut dire que son titre, faisant allusion à la promotion d’un site de prostitution en ligne, peine à convaincre. Mais, la chanteuse ne s’arrête pas là. Theodora avait promis « plusieurs cadeaux dans son sac à main ». Elle a tenu parole. Le pianiste canadien Chilly Gonzales rapplique pour Ils me rient tous au nez, suivi du chanteur Luidji sur GO! avec une scénographie karaoké. Les invités se succèdent.

Un plateau d’invités surprises

Nouvelle surprise. Le chanteur français Christophe Willem, arrive sur scène, cheveux longs et pantalon rouge, et ressuscite son Double je, de 2007. L’entrée la plus inattendue revient à Gims, le plus gros vendeur de disques en France, mis en examen, deux jours plus tôt, dans une affaire de blanchiment en bande organisée est apparu lunettes de soleil vissées sur le nez. Les téléphones sont levés en masse, Gims et Theodora interprètent leur titre SPA . Le rappeur Guy2Bezbar suit sur le tube PAY !, avant une ultime surprise, Rema, le chanteur nigérien révélé par son titre Calm Down. Le public est comblé.

Enfin, la « Boss lady » enflamme le Zénith en terminant sur ses morceaux phares : Miss Kitoko, sorti le 12 mars dernier, Kongolese sous BBL et Fashion Designa. On regrette l’absence du rappeur Disiz, très attendu sur Melodrama, titre sorti en septembre 2025, qui bat le record du nombre de semaines au sommet des Charts français. Mais il reste encore trois dates...

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